‹ Le Docteur QuesnayChapitre 52 sur 128 · Octobre 1752, enregistrées au Parlement le 17 avril · texte numérisé non relu

Octobre 1752, enregistrées au Parlement le 17 avril

ouvrages << considérables » de Qiiesnay sur les parties les plus intéressantes de la médecine, ses services auprès du Roi et la maladie du Dauphin. « Nous désirons, y est-il dit, donner une marque particulière de notre sensibilité aux soins assidus qu'il a donnés près notre très-cher fils le Dauphin pendant la maladie dangereuse qu'il vient d'essuver. ))

On raconte qu'en devenant écuyer, Quesnay demanda ingénument à Louis XV quelles seraient ses armes et que le roi, tirant trois pensées d'un vase de fleurs, les offrit au docteur avec beaucoup de grâce en lui disant : «Je vous donne des armoiries parlantes \ ))

Ces armoiries, réglées par d'Hozier, sont un écu d'argent à face d'azur, ondée et accompagnée de trois pensées, dont deux en chef et Tautre en pointe. L'écu est timbré d'un casque de profil, orné de lambrequins

1753. Archives nationales. — Le 16 août 1752, M"" de Pompadour avait obtenu le tabouret et les honneurs de duchesse.

1. De Romance. — D'Angerville, Vie privée de Louis XV. — Capefigue (M"" de Pompa don/-) prétend, sans indiquer la source, que M""" de Pompadour dessina ces armoiries.

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d'azur, d'argent et de siriople\ Au cimier est la légende : Propter cogitionem mentis.

Il n'est pas inadmissible que Louis XV ait lui-même fait parler les armoiries de Quesnay. Depuis que le docteur était à la cour, il était renommé pour son esprit; on prétead que le roiPappelaitsonpenseur - et qu'il l'admettait volontiers à ses conversations avec M'°^ de Pompadour^

Quesnay, peu habitué aux usages du grand

1. Lorin, François Quesnay. — A l'enquête de noblesse ouverte, suivant l'usage, par la Cour des Aides sur rhonorabilité du nouvel écuyer déposèrent le 26 février 1755, Fresneau, premier vicaire de Saint-Germain-l'Auxerrois, Descorcher de Saint- Croix, chevalier de Saint-Louis, demeurant à l'hôtel de Villeroy, Robert Caumont, docteur en médecine. Le premier déclara connaître Quesnay depuis 12 ans, le second depuis 17 ans ; le dernier le connaissait depuis 1720 « pour être d'un rare génie et pour s'être appliqué depuis sa plus tendre jeunesse avec beaucoup de succès à sa profession » .

Les lettres furent enregistrées à la première Chambre des Aides le 5 mars 1755, puis à la Chambre des Comptes et au bureau des finances de la généralité de Paris.

D'après Grandjean de Fouchy, Quesnay eut aussi le titre de Conseiller du roi.

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