Quesnay avait dit : « Si le roi avait soixante ans
Hausset, il procura à Quesnay une pension, et une place pour son fils. Cette pension ne figure pas dans Tinventaire des biens du docteur et le fils n'eut pas de place ^, mais à cette époque ou à une autre, Quesnay reçut un don du roi qui lui permit d'acquérir dans le Nivernais une terre considérable où son fils se livra à l'agriculture .
Lors de Tattentat de Damiens ', Quesnay eut encore à soigner le roi. Le premier homme de l'art qui arriva fut Hévin; La Martinière et Quesnay vinrent ensuite. La blessure était des plus légères. « Si c'était tout autre, il pourrait aller au bal », dit Quesnay qui visitait l'auguste malade cinq ou six fois par jour. Il allait ensuite retrouver M™^ de Pompadour qui s'évanouissait fréquemment pendant que ses ennemis exploitaient contre elle la pusillanimité du monarque. Machault vint enfin lui conseiller de partir^ sans attendre qu'on la chassât. Quesnay, au courant des évé-
cela aurait pu être sérieux. » Capeflgue prétend que Quesnay ayant exclu le bordeaux des soupers du roi; on n'y servait que du Champagne frappé.
1. Il était inspecteur général des fourrages à Valenciennes, mais il occupait déjà ces fonctions en 1747.