‹ Le docteur ServansChapitre 19 sur 201 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, BER1NGHEN.

ANNE

Eh bien! Beringhen?

BERINGHEN

Mn dame, le roi n'est pas encore arrh é de Paris, ou, du moins, personne ne l'a encore vu à Vincennes.

ANNE

Ah! vraiment? (avcc intention.) Et mademoiselle de Mancini est-elle arrivée, elle?

BERINGHEN

Oui, madame; car je viens de» l'apercevoir à sa fenêtre.

ANNE

Et sa fenêtre donne sur la route de Paris, il me semble; n'est-ce pas, monsieur le cardinal?

MAZARIN

Ze crois que oui.

ANNE

Mais cela m'inquiète, cette, absence du roi. Voyez-y donc,' monsieur de Mazarin. Vous devez connaître des gens qui savent mieux que nous où il peut être. Quoique

vous ne songiez probablement pas à le consulter, vous désirez que Louis assiste au conseil qui va se tenir, n'estce pas?

MAZ-ARIN.

Oui, madame, oui, ze désire certainement qu'il y assiste, loui et tout ce que nous avons ici de zentilshommes; car, si cette maudite opposition reprenait racine parmi tous ces démons à robes noires qu'on appelle messious dou parlement, nous pourrions bien avoir oune douxième ou ploutôt oune troisième Fronde !

ANNE

Allez donc, monsieur de Mazarin, et voyez de vos propres yeux. Vous connaissez la nouvelle fable de M. de la Fontaine, VOEU du maître?

MAZARIN

Z'y vais, madame !z'y vais! (a part.) Oh! elle se doute de quelque çose!...

(il 50IÏ.)

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