ACTE I
ANNE
Puis M. de Goody.
Non, Votre Majesté fait erreur : celui-là, c'est Villequier qui lui a fait sou affaire.
Ah! c'est vrai! Mais que veux-tu, mon cher Guitaut? on ne prête qu'aux riches !
, Mordieu ! je n'étais pas là quand la chose s'est faite ; je l'ai bien regretté ! Et si Sa Majesté eût daigné m'écrire, comme le roi Henri IV à Crillon : « Pends-toi, Guitaut ! » je crois, foi de gentilhomme ! que je me fusse pendu !
ANÏiE.
Ainsi donc, si l'occasion se représentait de me donneP^ quelque nouvelle preuve de dévouement du même genre...
Que la reine fasse un signe de l'œil, ou un geste de la main, — ça ou ça, — et celui que la reine m'aura fait l'honneur de me désigner est d'avance à la Bastille !
ANNE
Quel qu'il soit ?
GU1TÀUT.
Quel qu'il soit ! Je trouve même qu'ii y a longtemps qu'on n'a arrêté personne.
ANNE
Silence, mon cher Guitaut ! quelqu'un !
(La porte latérale s'ouvre.) GUITAUT, se penchant.
Oh ! ce n'est pas quelqu'un : c'est M. le duc d'Anjou.
(à part, se retirant et frisant sa moustache.) Oh ! oh ! est-C6 que le
bon temps va revenir, que l'on me caresse ?