‹ Le docteur ServansChapitre 52 sur 201 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

j MOLIÈRE.

Sire, c'est trop d'honneur pour le pauvre poëte qui

VOUS la donne. (Le cor se fait entendre.) Mais...

(Ou sonne le départ.)

C'est le départ qui sonne. Maintenant, écautez, monsieur Molière : comme il faut, avant tout, que le poëte, qui lâche toujours la réalité pour l'ombre, ait, au bout du compte, de quoi manger, à partir d'aujourd'hui, vous êtes mon valet de chambre honoraire, à trois mille livres d'appointements.

MOLIÈRE

Oh! sire, que de bontés! Et, quant à mon privilège?...

LE ROI

Vous êtes mon valet de chambre, monsieur Molière : vous me le demanderez quand vous voudrez.

MOLIÈRE

Oh! sire! baiser cette main royale est, maintenant, la seule chose qui me reste à désirer.

(Le roi présente sa main ; Molière la baise respectueusement , et sort. — Pendant ce temps, l'antichambre s'est remplie de gentilshommes en costumes de chasse.)

gO LA JEUNESSE DE LOUIS XIV

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