‹ Le Doctorat en Médecine: De l'emploi du Phosphate de ChauxChapitre 5 sur 13 · LE RAS · texte numérisé non relu

LE RAS

s’élève sur la poitrine une sueur perpétuelle plus in-

tolérable que la fièvre même. »

Morton (1), Louis, Laennec, Andral, Beaumès (2) insistent sur cette apparition nocturne des sueurs.

M. le professeur Peter dans ses cliniques, rappelle que les sueurs des tuberculeux sont des sueurs de sommeil. M. le D' Delioux (3) y voit des sueurs non pas nocturnes, mais des sueurs survenant presque exclusivement dans l’état de sommeil.

Ce que nous avons lu et vu nous rapprocherait assez de cette manière de voir. On lit, en effet, dans maintes observations, cette phrase : « Le malade se tient éveillé pour éviter les sueurs qui ne manquent pas de l’envahir dès qu’il se laisse aller au sommeil. »

(1) Morton. Phthisiologiæ liber secundus, caput IV. Tandem vero circa mediam scilicet noctem, immensis et colliquativis sudoribus terminatur.

(2) Beaumès, Traité de la phthisie pulmonaire, t, II, p. 62.

« Le sommeil est léger et court ; pendant sa durée, il arrive que la peau de la poitrine, du cou, des bras, rarement celle des lombes se couvre de sueurs et d'exanthèmes rouges qui disparaissent au réveil, »

(2) Delioux. Union médicale, p. 170, 1858,

Lessueurs des phthisiques se développent habituellement, sous l'influence presque exclusive de l’état de sommeil ; les phthisiques suent pendant la nuit, et parce qu’ils dorment. Cela est si vrai que beaucoup d’entre eux suent dans la journée, à différentes heures, quand ils se livrent au sommeil. La désignation des sueurs nocturnes implique une erreur d'appréciation; ce n’est pas une sueur de nuit, c'est une sueur de sommeil; et s'il est permis de créer un nom nouveau, je les nommerai volontiers sueurs « hypniques ».

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