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dier à fond chacune des différentes médications. Des thèses, des mémoires spéciaux ont été maintes fois écrits à ce sujet.
Nôtre but est plutôt d’en faire le procès, la critique raisonnée, pour étudier leur manière d'agir, reconnaître leur bon et leur mauvais côté, en un mot d'en poser rapidement les indications et les contre indications.
Les différentes médications usitées contre les sueurs supportent difficilement la classification.
Les movens employés sont d'ordre trop différent pour s’unir et se grouperen catégories semblables. Nous allons donc purement etsimplement les prendre les uns après les autres, du moins les principaux, négligeant de parler des méthodes exceptionnelles, que l’usage n’a pas consacrées.
Les astringents ont été des agents qui se sont tout d’abord recommandés à l'esprit des médecins et parmi eux l’acétate de plomb a été le plus en faveur. C’est dans un mémoire de Fouquier (1) que nous pouvons consulter le plus de documents. Douze observations favorables sur treize cas y sont tout au long rapportées. Ce serait donc un médicament d’une efficacité de premier ordre; aussi, suivant Fouquier mériterait-il une confiance absolue, Cet auteur lui reconnait une propriété spéciale, cet agent arrêterait rapidement les sueurs des phihisiques, et jamais, dit-il, il n’a observé d'inconvénients dans son admi-
(1) Bull. de la Faculté de Médecine, t. VII.
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nistration, et en particulier jamais il n’aurait eu d'accidents d'intoxication saturnine. Mais cependant, il est permis de ne pas partager la confiance absolue de l’auteur qui dit lui-même : « qu'il est nécessaire d'en administrer (acétate de plomb) une certaine dose par jour, pour que son effet soit sensible. » Aussi nous comprenons que le D' Charvet (1) condamne ce médicament comme d’un usage trop dangereux, et nous adoptons complètement à cet égard les conclusions du D' Legougeux (2) qui, même alors que son attention n'était pas spécialement attirée sur ce point a rencontré trois cas où des accidents graves (la mort même une fois) ont suivi l’emploi thérapeutique de lacétate de plomb.
D'un autre côté, tout au contraire de Fouquier, Trousseau et Pidoux (3) nient l’efficacité de ce sel,
M. Fonssagrives n’a pas été plus heureux dans ses expérimentations ; aussi, en présence d’un « bénéfice douteux » et d’un « danger certain, » conelut-il à la proscription de ce médicament.
L’alun uni au sulfate de fer (Core) (4) ou, sous forme de petit lait aluminé (Beaumès), la limanade sulfurique (Louis), le tannin (Charvet), le tannate de quinine (Delioux) ont été tour à tour recommandés, et non sans raison. Mais leur effet est des plus incertains, leur emploi n’est nullement répandu,
(1) Bull. de Thérapeutique, 1840, t. XVIIT, p. 285. (2) Legougeux. Thèse citée, p. 69.
(3) Trousseau et Pidoux. Traité de thérapeutique, t. II, p. 181, (4) Union médicale, 29 août, 1859.