‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 101 sur 150 · Daniel, ix · texte numérisé non relu

Daniel, ix

votre amour» et on vous montrera non point une mort qui viendra malgré vous, mais une mort à laquelle vous êtes libres d'échapper si vous le voulez.

Si donc la volupté s'est éveillée tant soit peu dans votre cteur, si une étincelle a jailli des cendres de votre chair, fii votre âme est assez forte pour ne pas laisser s'éteindre ce feu, mais pour l'embraser davantage sous le vent de la tentation ; si vous ne brûlez pas comme une étoupe, que le plus léger souffle éteint, mais comme un chêne, comme un charbon, à qui le vent communique une nouvelle ardeur, considérez attentivepient ces deux morts, l'une temporelle, c'est la première, l'autre éternelle, c'est la seconde. La première mort doit être, le partage de tous les hommes, la seconde n'est préparée que pour les méchants, les impies, les infidèles, les blasphémateurs, et pour tous ceux qui se déclarent contre la saine doctrine. Réfléchissez-y et placez ces deux morts sous vos yeux. S'il était possible, vous voudriez les éviter toutes deux. Je le sais, vous aimez la vie, vous ne voulez pas mourir, et vous voudriez passer de cette vie dans une autre, sans mourir, pour ressusciter ensuite, mais en échangeant cette vie contre une plus parfaite.

Voilà ce que vous voudriez, voilà le désir de la nature humaine, voilà ce qui est, je ne sais comment, le fond de la volonté, et comme la passion du cœur de l'homme. Par là même qu'il aime la \âe, il a la mort en horreur, et comme il ne peut haïr sa chair, il ne veut pas qu'elle souffre ce qu'il a en horreur. « Jamais personne h*a haï sa propre chair », ^ dit l'Apôtre. C'est ce même sentiment qu'il exprime, lorsqu'il dit : « Nous aidons une demeure édifice de la main de Dieu, non de la main des hommes, une demeure éternelle dans les cieux. C'est pourquoi nous gémissons, parce que nous désirons être reçêtus de^ cette demeure céleste, comm^ d'an second vêtement, et quç nous

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