‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 104 sur 150 · II Corinthiens, v · texte numérisé non relu

II Corinthiens, v

OU certainement de trouver quelque adoucissement à la rigueur de leur condamnation.

Lorsqu'après la résurrection, le jugement universel aura été prononcé et accompli, les deux cités, l'une du Christ, Pautre du démon, celle des bons et celle des méchants, Puno et l'autre cependant composées d'anges et d'hommes, seront pour toujours séparées. Les bons n'auront plus la volonté de pécher, les méchants n'en auront plus le pouvoir. Dans l'une et dans l'autre, la mort sera inconnue. Dans la première on jouira d'une vie éternellement heureuse, dans la seconde d'une vie malheureuse, dans une éternelle mort, où l'on n'aura même pas le bonheur de pouvoir mourir. La félicité des uns, comme le malheur des autres n'auront pas de fin. Pour les bons il y aura divers degrés de béatitude, pour les méchants des peines plus ou moins supportable».

C'est en vain que plusieurs hommes, ou pour mieux dire beaucoup d'hommes, mus par un sentiment a'humanité, et prenant en pitié la peine et les tourments sans fin qui affligeront les damnés, croient qu'il n'en sera pas ainsi. Ils n'ont sans doute pas l'intention de contredire les divines Écritures, mais ils sont portés par les mouvements de leur cœur à adoucir ce qui leur paraît trop dur, et à interpréter d'une manière plus humaine, ce qu'ils pensent avoir été dit, plutôt dans le but d'imprimer une terreur salutaire aux hommes, que dans celui de dire la vérité. Dieu, disent-ils, rCouhliera pas entière' ment sa clémence et dans sa colère il n'arrêtera pas les effets de sa miséricordeKC est[en effet ce qui est écrit dans les saints Psaumes ; mais il faut en appliquer le sens à ceux que l'Écriture appelle des vases de miséricorde, parce que, s'ils sont affranchis du malheur éternel, ce

Page 1