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Celui-là est un catholique véritable et authentique, qui chérit la vérité do Dieu, l'Église, corps du Christ,
qui ne préfère rien à la religion divine, à la foi catholique, ni l'autorité de n'importe quel homme, ni Tamour, ni le génie, ni l'éloquence, ni la philosophie, mais qui, méprisant tout cela, et demeurant ferme et stable dans la foi, déclare ne tenir et ne croire que ce qu'il sait avoir été professé en tout temps et en tout lieu par l'Église catho- Hque. Quant à ce qu'il reconnaît comme une nouveauté, une chose inouïe, introduite dans la suite des temps par un seul homme, à l'écart de tous les sainte, peut-être contre eux, il sait que cela n'a rien à faire avec la religion, mais bien plutôt avec la tentation, instruit qu'il est par les paroles du bienheureux apôtre Paul. Voici ce que dit ce dernier dans la première épître aux Corinthiens : il faut qu'il y ait parmi cous des hérésies^ afin que les frères d'une vertu éproui^ée soient manifestés parmi çous\ C'est comme s'il disait: La raison pourquoi Dieu ne déracine pas immédiatement les auteurs d'hérésie, c'est qu'il veut éprouver qui sont les vrais fidèles, qui sont les amis fermes, fidèles, inébranlables de la foi catholique. C'est bien en effet quand fermentent les nouveautés, que l'on peut aussitôt distinguer le lourd froment de la paille légère ; c'est alors que sans grand effort on peut chasser de l'air tout ce qui n'y est point retenu par son poids...
|a; Dans ces conditions, plus j'y songe et moins je puis comprendre la folie de certains hommes, l'impiété et l'aveuglement de leur esprit, leur passion pour l'erreur, tels qu'ils ne peuvent se contenter de la règle de foi transmise et acceptée de toute antiquité, mais qu'ils cherchent chaque jour d'autres nouveautés, et qu'ils brûlent sans cesse du désir d'ajouter, de changer, de retrancher quelque chose à la religion. Comme si cette rèhgion n'était pas un enseignement céleste, révélé une fois pour toutes, mais %u contraire une institution ter-