‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 109 sur 150 · II Corinthiens, m · texte numérisé non relu

II Corinthiens, m

298 LA SECONDE ÉCOLE d'aNTIOCHE

regard de la foi. Ces choses te paraissent-elles mériter le mépris ? Sont-elles de nature à ce qu'on puisse les regarder comme au-dessous de soi ?

Veux-tu juger de Texcelience de nos saints mystères par un autre prodige ? Représente-toi Élie, une foule immense debout autour de lui et la victime étandue sur les pierres ; tous les assistants dans l'attente et le plus profond silence, le prophète seul priant à haute voix ; puis tout à coup la flamme se précipitant du ciel sur l'holocauste K Tout cela est merveilleux, et bien propre à pénétrer Tâme de frayeur. Mais de ce spectacle passe à la célébration de nos mystères, tu y verras des choses qui excitent, qui surpassent toute admiration. Le prêtre est debout, il fait descendre non le feu, mais T Esprit- Saint ; sa prière est longue, elle s'élève non pour qu'une flamme vienne d'en haut dévorer les offrandes qui sont préparées, mais pour que la grâce descendant sur l'hostie, embrase par elle toutes les ânaes et les rende plus brillantes que l'argent épuré par le feu. Ne faudrait-îl pas être privé de raison et de sens pour mépriser un mystère si redoutable ? Ignores-tu que jamais une âme humaine ne supporterait le feu de ce sacrifice, mais que nous serions tous promptement anéantis sans un secours puissant de la grâce de Dieu ?

Si l'on vient à réfléchir que c'est un mortel, enveloppe dans les liens de la chair et du sang, qui peut ainsi se rapprocher de cette nature bienheureuse et immortelle^ on demeurera étonné de la profondeur de ce mystère, en même temps que pénétré de la grandeur du pouvoir que la grâce de T Esprit-Saint a conféré aux prêtres. C'est par eux que s'accomplissent ces merveilles, et bien d'autres non moins importantes, pour notre salut comme pour notre gloire. Des créatures qui habitent sur la terre, qui ont leur existeû6e-'ifctt€i^héê^ à la terre,

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