‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 111 sur 150 · lennj uu 5 } vtj S4* '-- s/Jean, t, la · texte numérisé non relu

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à la première, les prêtres à la seconde. Ceux-là ne sauraient préserver de la mort corporelle, ni éloigner la maladie qui survient ; ceux-ci guérissent souvent rame malade et qui va périr ; tantôt ils adoucissent la peine due au péché, tantôt ils préviennent même la chute, par l'instruction et l'exhortation comme aussi par le secours de leurs prières. Ils ont le pouvoir de remettre les péchés lorsqu'ils nous régénèrent par le baptême ; et ils l'ont encore dans la suite. Quelqu'un^ dit la sainte Écriture, est-il malade parmi vous^ qu'il appelle les prêtres de r Eglise j qu'ils prient sur luiy en V oignant d'huile au nom du Seigneur ; et la prière de la foi sauvera le malade^ et Dieu le soulagera ; et s^il a commis des péchés^ ils lui seront remis^. En fin les parents selon la nature ne peuvent rien pour leurs enfants, lorsqu'il arrive à ceux-ci d'offenser quelque prince, quelque puissant de ce monde. Les prêtres les réconcilient, non avec les princes et les rois, mais avec Dieu souvent irrité contre eux.

La Pénitence. {Homil, in Matth. ; xiv, 4.)

Le premier bonheur de Thomme est de ne point pécher ; le second est de sentir au moins et de pleurer son péché. Si ce sentiment nous manque, comment prieronsnous Dieu de nous pardonner, dans l'insensibiUté où nous sommes ? Lorsque vous qui avez péché, vous ne vous mettez pas seulement en peine de savoir si vous avez péché, comment pourriez-vous implorer la miséricorde de Dieu ? Le prierez-vous de vous pardonner des péchés que vous ne connaissez pas ? Dans une telle ignorance, comment pourrez-vous être touché de la grandeur de ses bienfaits ? Considérez donc en vousmême quelles sont vos transgressions, afin de savoir au moins ce que Dieu vous pardonne et de n'être pas ingrat envers votre bienfaiteur.

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