Ephésiens, x
plein de grâce et de ifériié.^ En effet, revêtu de la chair, il manifestait la noblesse paternelle, il faisait rayonner la splendeur di\âne, l'éclat de la puissance suprême, manifestant par ses prodiges sa nature cachée. N'est-ce point ce que le divin apôtre écrit aux Philippiens : « Ayez en vous les sentiments qui animaient le Christ JésuSy lequel, existant en forme de Dieu, n'a pas retenu comme une proie son égalité avec le Père ; maûs il s'est anéanti, prenant la forme de Vesclave, se faisant semblable aux hommes, et par V extérieur devenu comme un homme. » ^ Voyez donc l'accord des expressions : l'évangéliste a dit : Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous ; l'Apôtre a dit : Il a pris la forme de Vesclave, L'évangéliste continue : Et nous avons contemplé sa gloire, gloire qui est celle qu'un Fils unique tire de son Père ; et l'Apôtre : Lui qui existait en forme de Dieu ri' a pas retenu comme une proie son égalité avec le Père. En résumé ils enseignent tous deux que celui qui était Dieu, fils de Dieu, revêtu de la gloire paternelle, qui avait la même nature et la même puissance que son Père, qui existait au commencement près de Dieu, Dieu lui-même, créateur de l'univers, ils enseignent, dis-je, que celui-là a pris la forme de l'esclave. Extérieurement donc il semblait être ce qu'il paraissait mais il était Dieu revêtu de la nature humaine, et opérant ainsi le salut de l'humanité. Voilà ce que veulent dire ces mots : le Verbe s'est fait chair ; et ces autres : devenu semblable aux hemmes, se montrant sous l'apparence de l'homme. Les Juifs ne voyaient que cela : l'extérieur, l'apparence ; aussi lui disaient-ils : Ce n'est point pour tes œuvres que nous voulons te lapider, mais pour ton blasphème^ puisque, étant liomme, tu te prétends Dieu.^ Et encore: Cei homme n'est pas de Dieu, puisqu'il ne garde pas le sabbat. *
1. Jean, i, 14. — 2. Philippiens, ii, 5-7. — 3. Jean, x, 33. — 4. Jean, ix, 16.