‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 122 sur 150 · Matthieu, viii, 27. — 2. I Jean, iv · texte numérisé non relu

Matthieu, viii, 27. — 2. I Jean, iv

les saints Pères, Je vais, avec la grâce de Dieu, vous présenter ce remède.

Er. : Surtout n'alléguez point des hommes obscurs ou contestés, je n'accepterais point leurs explications.

Orth. : L'illustre Athanase vous parait-il un témoin suffisant ; lui qui fut l'éclatante lumière de l'Église d'Alexandrie ?

Er. : Sans aucun doute ; et d'ailleurs il a confirmé sa doctrine par les tribulations qu'il a endurées.

Orth. : Écoutez donc ce qu'il écrit à Epictète : « Les paroles de saint Jean : le Verbe s''esî fait chair, ont le sens suivant, comme il est facile de s'en convaincre par un autre passage. Il est écrit dans saint Paul que le Christ à cause de nous a été fait malédiction.'^ De même donc que ces mots ne signifient point que le Christ ait été réellement maudit, mais qu'il a pris sur lui la malédiction qui tombait sur nous, de même les paroles de saint Jean ne veulent point dire que le Christ s'est changé en la chair, mais bien qu'à cause de nous il a pris une chair, o Voilà ce que dit Athanase. Et Grégoire, qui jouit auprès de tous d'une gloire méritée, Grégoire qui, après avoir administré la cité reine des bouches du Bosphore, s'est retiré ensuite à Nazianze. Grégoire a écrit à Clédonius contre les subtilités d'Apollinaire.

Er. : Ce fut un homme illustre, un grand défenseur de la vérité.

Orth. : Écoutez donc ce qu'il dit : « Ces paroles : le Verbe s''est fait chair^ me semblent comparables à d'autres suivant lesquelles le Christ a été fait pour nous péché et malédiction. Non certes que le Seigneur se soit changé en cela, mais parce qu'il a pris sur lui nos iniquités et nos maladies, w

Er. : L'explication de ces deux docteurs est concordante.

Page 1