‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 124 sur 150 · Voir p. 337, n · texte numérisé non relu

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SAINT CYRILLE d'aLEXANDRIE 341

sance de donner la vie à tout : qu'il soit anathème. 12) Quiconque ne confesse pas que le Verbe de Dieu a souffert dans sa chair, a été crucifié dans sa chair, a goûté la mort dans sa chair, et est devenu ensuite le premier-né d'entre les morts, lui qui est né et qui donne la vie comme Dieu : qu'il soit anathème.

L'union personnelle ne supprime pas la distinction des natures. (Epist. 39 ^.)

Nous voulons exposer ici en abrégé, et en conformité avec l'Écriture et la tradition, sans cependant rien ajouter à la foi de Nicée, ce que nous croyons et enseignons au sujet de la Vierge, Mère de Dieu, et sur la manière dont le Fils de Dieu s'est fait homme. Nous le faisons parce que c'est nécessaire, non pour innover, mais pour satisfaire aux difficultés ; car, ainsi que nous l'avons déjà dit, la foi de Nicée suffît parfaitement à l'exposition de la religion et à la réfutation des hérésies. Nous donnons cette nouvelle explication, non pour résoudre ce qui est incompréhensible, mais pour réfuter, par la confession de notre propre faiblesse, ceux qui nous reprochent d'expUquer des questions au-dessus de l'intelhgenco humaine.

Nous professons donc que Notre-Seigneur Jésus- Christ, fils unique de Dieu, est vrai Dieu et vrai homme composé d'un corps et d'une âme raisonnable, qu'il a été engendré du Père avant tous les temps quant à la di\ànité, et quant à l'humanité qu'il est né de la Vierge Marie à la fin des temps, pour nous et pour notre salut ;

1. C'est la lettre qui commence par les mots « Lœtentur cœîi : que les cieux se réjouissent. » Sacriflant aux besoins de la paix, Cyrille se réconcilie avec les t Orientaux », c'est-à-dire les Antiochicns et accepte comme explication des anathématismes la formule de ceuxci qui met davantage en évidence la distinction des natures, môme après l'union. Cette formule a probablement été rédigée par Théodoret en personne.

342 l'arbitrage de l'église romaine

qu'il est consubstantiel au Père selon la divinité, consubstantiel à nous selon rhumanité ; car il s'est produit une union des deux natures, aussi ne reconnaissonsnous qu'un seul Christ, un seul Fils, un seul Seigneur. A cause de cette union exempte de tout mélange, nous reconnaissons également que la sainte Vierge est Mère de Dieu, parce que Dieu le Verbe s'est fait chair, s'est fait homme, s'est adjoint, à partir de la conception, le temple ^ (l'humanité) qu'il a pris d'elle. En ce qui concerne les expressions évangéliques et apostoliques au sujet du Christ, nous savons que les théologiens appliquent une partie d'entre elles aux deux natures, parcô qu'elles s'adressent à une seule personne, tandis qu'ils distinguent lés autres, parce qu'elles s'adressent à l'unô des deux natures. Les expressions qui conviennent aU Dieu s'adressent à la divinité^ tandis que les expressions qui marquent l'abaissement s'adressent à l'humanité. ^

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