‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 127 sur 150 · Luc, XXIV, 39. — 2. I Jean, iv · texte numérisé non relu

Luc, XXIV, 39. — 2. I Jean, iv

que l'Église fût arrosée par ce bain et régénérée par ce breuvage. Qu'il écoute encore le bienheureux apôtro Pierre, déclarer que la sanctification se fait par l'aspersion du sang du Christ. Qu'il ne lise point sans s'y arrêter ces paroles du même apôtre : Sachez que ce n'est pas par des choses périssables^ par de Varient ou de Vor, que vous avez été rachetés^ de la vaine manière de vivre héritée de vos pères ^ mais par le sang précieux de Jésus-Christ^ V agneau sans défaut et sans tache!]^Qu.''ïl ne résiste pas à ce témoignage do l'apôtre Jean : Le sang de Jésus^ Fils de Dieu, nous purifie de tout péché ; et encore : La victoire qui a triomphé du monde c'est notre foi ; et qui est celui qui a triomphé du monde, sinên celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu. Cest lui Jésus-Christ, qui est venu avec Veau et le sang, non avec Veau seulement, mais aoec Veau et le sang. Et c'est V Esprit qui rend témoignage parce que V Esprit est vérité. Car ils sont trois à rendre témoignage, V Esprit, Veau et le sang et les trois ne sont qu\in ; ^ c'està savoir l'Esprit de sanctification, le sang de la rédemption, l'eau du baptême ; ces trois ne sont qu'un et demeurent néanmoins distincts, nul n'est séparé des autres. Car l'Église catholique vit par cette croyance, a grandi par cette foi que dans le Christ Jésus il n'y a point d'humanité sans une divinité réelle, ni de divinité sans une humanité véritable.

A votre question Eutychès a répondu en ces termes : « Je professe qu'avant l'union Notre-Seigneur était en deux natures, mais après l'union je crois qu'il n'existe plus qu'une seule nature. » Je suis grandement surpria qu'on lui ait laissé émettre, sans qu'aucun de ses juges je reprenne, une profession de foi aussi scandaleuse, un discouis aussi in«^ensé et blasphématoire, comme s'il no contenait rien d'anormal. Car il est aussi impie de dire

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