DANS L EGLISE LATINE
qu'ont décrété les Pères. Et comme ii n'est point possible que ne se réalise pas la parole de Jésus-Christ qui a dit : Tu es Pierre^ et sur cette Pierre je bâtirai mon Eglise^ et les portes de Venfer ne préi^audront point contre dZe,^ etc., ces paroles se sont trouvées confirmées par la réalité des faits : dans le siège apostolique la religion s'est toujours conservée immaculée. Dès lors redoutant de nous séparer de cette espérance et de cette foi, et suivant en toutes choses ce qu'ont décrété les Pères : nous anathématisons tous les hérétiques, et principalement l'hérétique Nestorius, jadis évêque de Constantinople et condamné au Concile d'Éphèse par Célestin, le pape de Rome, et saint Cyrille, évêque d'Alexandrie. En même temps que lui nous anathématisons Eutychès et Dioscore d'Alexandrie, condamnés au saint Concile de Chalcédoine que nous suivons et embrassons. Nous y ajoutons le criminel Timothée, surnommé Elure ^, son disciple et partisan Pierre ^, et Acace *, qui est resté en communion avec eux; s'étant joint à leur communion, il mérite d'être englobé dans la même réprobation. Nous condamnons également Pierre d'Antioche ^ avec tous ceux qui l'ont suivi, et tous les partisans des personnages susnommés.
En conséquence nous recevons et approuvons toutes les lettres, dans leur ensemble, que le pape Léon a écrites touchant la religiom chrétienne. — Suivant donc en toutes choses le siège apostolique, prêchant tout ce qu'il a décidé, j'espère mériter de rentrer en communion avec vous ^, que recommande le siège apostolique, où se trouve l'intégrité, la fermeté, la vérité de la foi chré-
1. Matthieu, xvi. 18. — 2. Timothée Elure, patriarche d'Alexandrie, favorable aux monophy sites. — 3. Pierre Monge, successeur de Timothée Elure. — 4. Acace, patriarche de Constantinople. — 5. Pierre, surnommé le Foulon, patriarche d'Antioche. — 6. Les évêques latins.
SAINT FL'LGENCE DE RUSPE 389
tienne. Je promets de ne point lire dans les saints mystères les noms de ceux qui ont été séparés de la communion de l'Église catholique, c'est-à-dire qui ne sont pas d'accord avec le siège apostolique.
J'ai souscrit de ma propre main cette profession de foi, et l'ai transmise régulièrement à Hormisdas, le saint et vénérable pape de la \ille de Rome. Fait le 15 des calendes d'avril, sous le consulat du clarissime Agapet (18 mars 517).