‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 145 sur 150 · Galates, ii · texte numérisé non relu

Galates, ii

SAINT CÉSAIRE d'aRLES 401

toute vérité : Si c'est par la nature que nous sommes justifiés^ c'est en vain que le Christ est mort. La loi existait, et elle ne justifiait pas, la nature existait, et elle ne justifiait pas. Mais le Christ est mort pour accomplir la loi ; il a dit : Je ne suis pas venu détruire la loi, mais V accomplir ;^etil est mort aussi pour réparer la nature corrompue par le péché d'Adam ; n'a-t-il pas dit qu'il était venu chercher et sauver ce qui avait péri ?

22) Ce qui est propre à l'homme. — L'homme n*a de son propre fond que mensonge et que péché ; ce qu'il possède de vérité et de justice, dérive en lui de la source à laquelle nous devons tous aspirer dans ce désert, afin que rafraîchis par cette boisson céleste nous ne tombions point en défaillance sui* le chemin.

23) La volonté de Dieu, et la volonté de l'homme. — Quand il fait ce qui déplaît à Dieu, l'homme suit sa volonté propre, non celle de Dieu. Quand il fait le bien, pour se conformer à la volonté divine, bien qu'il agisse librement et volontairement, il est préparé et entraîné par la volonté divine.

24) Sur les sarments de la \âgne. ^ — Les sarments sont sur le cep ; ils ne lui donnent rien, mais ils en reçoivent la vie. Le cep est uni aux sarments, pour leur donner l'aliment de la vie, non pour le recevoir d'eux. De même quiconque a le Christ en lui, et demeure luimême dans le Christ, ne retire de là du profit que pour lui-même, et non pas pour le Christ. Car si un sarment est coupé, un autre peut rejeter de la souche toujours vivace ; mais le sarment coupé ne peut vivre, il n'a pas de racine.

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