‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 28 sur 150 · IV. ATHÉNAGORE · texte numérisé non relu

IV. ATHÉNAGORE

Nous possédons très peu de renseignements sur Athénagore, un philosophe chrétien originaire d'Athènes, qui présenta vers 177 aux empereurs Marc-Aurèle et Commode une supplique pour les Chrétiens. C'est un bel exposé de la doctrine ecclésiastique sur Dieu et sur la vie morale. — Athénagore est également l'auteur d'un traité « sur la Résurrection de la chair » qui ouvre la série des nombreux ouvrages consacrés par les anciens Pères à ce point important de l'enseignement chrétien.

La Sainte Trinité ^ (Légat., 10.)

Il me semble avoir suffisamment démontré que nous ne sommes point des athées, nous qui reconnaissons un Dieu inengendré, éternel, invisible, impassible, incompréhensible, insaisissable, accessible à l'intelligence et à la raison seule, environné de lumière, de beauté, d'esprit, de puissance, tout cela d'une manière inénarrable. C'est

|,'l. Le^^mot^de T'rinitéji'^i pas été employé par Athénagore ni par les auteurs qui l'ont précédé. On le voit apparaître pour la première fois dans un autre apologiste postérieur de quelques années : Théophile d'Antioche : « Les trois jours de la Création qui précèdent l'apparition des astres sont^rimage de la Trinité, de Dieu, de son Verbe et de sa Sagesse; » [Ad Autolycum, II, 16.)

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