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Quant à Polycarpe, qui fut disciple des apôtres et Vécut avec nombre de personnages qui avaient vu le Seigneur, que les Apôtres établirent pour l'Asie évêque dans l'Église de Smyrne, nous-même l'avons vu dans notre premier âge. Il vécut en effet longtemps, puis après Une vieillesse très avancée et un martyre glorieux et des plus éclatants, il mourut. Eh bien, il n'eut jamais qu'un enseignement : celui qu'il avait appris des apôtres, que l'Égliâe transmet et qui est le seul véritable. Toutes les Églises d'Asie en témoignent et ceux qui lui ont succédé jusqu'ici attestent qu'il fut un témoin de la vérité autrement digne de foi et sûr que Valentin, Marcion et le reste des esprits pervers. Venu à Rome sous Anicet, il ramena dans l'Église de Dieu beaucoup des hérétiques dont il a été question plus haut ; il leur enseignait qu'il n'y a qu'une seule vérité laissée par les apôtres, celle qui est transmise par l'Église.
Après toutes ces démonstrations, il ne faut plus aller chercher auprès d'autres personnes, une vérité qu'il est si facile de demander à l'Église. Les apôtres y ont déposé, comme dans un riche trésor, tout ce qui est nécessaire à l'intelligence de la vérité. Quiconque le désire peut y trouver le breuvage de vie. C'est ici l'entrée qui mène à la vie ; les autres sont des voleurs et des larrons. Il faut donc les éviter ; et au contraire aimer de toute son âme ce qui est enseigné par l'Égnse, y saisir la tradition de la vérité. Eh quoi ! Si une discussion s'élevait sur un point de minime importance, ne faudrait-il pas recourir aux plus anciennes Églises, y chercher sur la question présente ce qu'elles enseignent de certain et de clair ? Et si les apôtres ne nous avaient point laissé les Saintes Écritures, ne suffirait-il pas de suivre la tradition qu'ils ont laissée à ceux qu'ils ont mis à 'la tête des Éghses.