Psaume xxii
on mêle l'eau au \in, le peuple est uni au Christ, la foule des croyants est associée, est jointe à celui en qui elle croit. L'union de Peau avec le vin dans le calice du Seigneur est tellement intime qu'on ne peut ensuite séparer l'un de l'autre les deux éléments. De même rien ne pourra séparer du Christ l'Église, c'est-à-dire la foule qui est dans l'Eglise, et qui persévère avec fidélité et confiance en ce qu'elle a cru ; rien ne pourra l'empêcher d'adhérer à Lui, de demeurer inséparablement dans son amour.
Ainsi donc, quand l'on consacre le calice du Seigneur, on ne peut pas plus offrir do l'eau toute seule que du vin tout seul. Si l'on n'offre que du vin, le sang du Clirist existe, mais sans nous. Si l'on n'offre que de l'eau, le peuple croyant est figuré sans doute, mais sans le Christ. Quand au contraire le vin et l'eau sont mélangés, unis sans qu'il soit possible de les séparer, c'est alors vraithent (^ue s'accompht le mystère spirituel et céleste. Dès lors le calice du Seigneur, ce n'est pas l'eau toute seule, le vin tout seul, mais le mélange intime de l'un et de l'autre, pas plus que la farine toute seule ou l'eau toute seule ne peut être le corps du Seigneur, mais l'union intime de l'une et de l'autre, le pain formé par leur inséparable mélange. Ceci encore est une figure, un ûiystère, qui montre l'union du peuple chrétien. De même que les grains de froment ont été rassemblés, moulus ensembles et mélangés pour faire un seul pain, de même dans le Christ, qui est le pain céleste, sachons que nous ne formons qu'Un seul corps, où notre multitude est rassemblée et unie.
Jésus-Christ a dit : « Celui qui aura çiolé un des moindres commandements et appris aux hommes à faire de même^ celui-là sera le moindre dans le royaume des cieux, » ^ Que s'il n'est pas permis de violer même un