‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 51 sur 150 · Nombres xix, 22. — 2. Psaumt cxl, 5. — 3. Jeatt ^x · texte numérisé non relu

Nombres xix, 22. — 2. Psaumt cxl, 5. — 3. Jeatt ^x

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ce qu'il n'^ pa», ou comment peut-il faire des lojictionB spirituelles, celui qui a perdu le Saint-Esprit ? Dès loFSi il faut baptiser, et renouveler celui qui \'ient à TÉgliso vide de toute grâce, afin que dans l'intérieur de l'Église il soit sanctifié par les saints ; car il est écrit : « Soyez saintSj parce que je suis saint, dit le Seigneur. » ^ De la sorte celui qui a été entraîné dans l'erreur et baptisé au dehors, déposera dans le baptême véritable, celui de l'Église, la faute qu'il a commise alors que voulant aller à Dieu, et cherchant un prêtre, il est tombé par les tromperies de l'erreur sur un sacrilège.

D'ailleurs ce serait approuver le baptême des hérétiques et des scliismatiques que de croire qu'ils ont pu vaHdement baptiser. En effet il n'est guère possible de leur concéder cela et de leur refuser autre chose. Si l'hérétique peut baptiser, il peut aussi donner le Saint- Esprit. S'il ne peut donner le Saint-Esprit, parce que séparé de l'Église, il n'est plus avec le Saint-Esprit, il ne peut non plus baptiser celui qui vient à lui, car il n'y a qu'un seul baptême, un seul Saint-Esprit, une seule ÉgHse fondée par le Christ sur Pierre, origine et raison de l'unité. Par le fait, puisque tout ce qui existe chez les hérétiques est vide et faux, rien de ce qu'ils font ne peut être approuvé par nous. Qu'est-ce qui pourrait bien être ratifié par Dieu de ce que font ceux que le Seigneur appelle ses ennemis et ses adversaires, disant dans l'Evangile : « Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'' amasse point avec moi^ dissipe son bien ? »^ Quant au bienheureux apôtre Jean, qui gardait les commandements et les préceptes du Seigneur, il dit dans son épître : « Vous avez entendu dire que V Antéchrist vient. Eh bien il y a maintenant beaucoup d^antéchrists, et par là nous connaissons que la dernière heure est arrivée. Ils sont sortis d'entre nousy mais

1, Lévitique, xi, 44. — 2. Matthieu, xii, 30,

ils ne sont pas de chez nous ; s'ils étaient de chez nous, ils seraient restés avec nous. »^ C'est de là qu'il faut partir pour répondre à cette question : Ceux qui sont les adversaires du Seigneur, et qui sont appelés des antéchrists, peuventils donner la grâce du Christ? Et nous qui sommes avec le Seigneur, qui gardons l'unité du Seigneur, qui par sa miséricorde remplissons dans son Église les fonctions du sacerdoce, nous devons répudier, rejeter et tenir pour chose profane tout ce que font les adversaires du Seigneur, les antéchrists. Nous devons donner à ceux qui, revenant de l'erreur et de la malice, reconnaissent enfin la vraie foi de la seule Église, par tous les sacrements de la grâce divine la vérité de l'unité et de la foi. Nous souhaitons, nos très chers frères, que vous vous portiez toujours bien.

Réponse du Pape Etienne aux décisions de saint Cyprien.

Le pape Etienne ne fut point convaincu par les arguments de saint Cyprien et de ses collègues ; s'en tenant à la tradition de l'Église romaine, il rappela dans une lettre à l'évêque de Carthage dont il ne nous reste plus que des fragments, la règle fondamentale en cette manière.

Si quelqu'un vient à vous, de quelque hérésie que ce s.oit, il n'y a rien à innover, mais à suivre simplement la tradition et à lui imposer les mains pour la pénitence. D'ailleurs les hérétiques eux-mêmes ne baptisent point à proprement parler ceux qui viennent à eux, mais les communient seulement. — Il n'y a point à rechercher qui est celui qui a baptisé, parce que celui qui a été baptisé a pu obtenir la grâce par l'invocation des trois personnes de la Sainte Trinité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. — C'est le nom du Christ qui produit l'eiîet du baptême, en sorte que celui qui a été baptisé, où que ce soit, au nom du Christ, peut obtenir aussitôt la grâce du Christ. Nous suivons ici la tradition que notts avons reçue des apôtres.

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