‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 52 sur 150 · I. LE CANON DE MURATORI · texte numérisé non relu

I. LE CANON DE MURATORI

On désigne sous ce nom une très vieille description des livres du Nouveau Testament, découverte au xviiie siècle à la bibliothèque de Milan par l'érudit Muratori. Il ne serait pas impossible que cette pièce, écrite en un latin barbare, représentât une mauvaise version d'une décision authentique de l'Église Romaine, relative au contenu du Nouveau Testament, et rédigée en grec vers la seconde moitié du II® siècle. La liste des livres est mutilée au début ; il manque l'évangile de saint Matthieu et il ne reste que quelques mots de la notice relative à saint Marc.

auxquels il a assisté et qu'il a ainsi rédigés.

Le troisième livre de l'Évangile est l'évangile selon Luc. Luc le médecin, qu'après Tascension du Glu'ist, Paul avait pris avec lui parce qu'il aimait voyager, l'a composé en son propre nom et en ordre ; mais lui non plus n'a pas vu le Seigneur dans la chair. Suivant qu'il a pu avoir des renseignements, il a commencé sa narration à la naissance de Jean.

Le quatrième des Evangiles est de Jean, l'un des disciples. Comme ses compagnons d'apostolat et les évêques l'exhortaient (à écrire), il dit : « Jeûnez avec moi trois jours durant, et racontons-nous les uns aux autres ce qui nous aura été révélé à chacun. » La même nuit il fut révélé à André, l'un des apôtres, que Jean devait tout écrire à son nom, et que les autres reviseraient son travail.

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