‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 54 sur 150 · II. LA PLUS ANCIENNE POÉSIE CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

II. LA PLUS ANCIENNE POÉSIE CHRÉTIENNE

Dans les cérémonies de l'Église primitive les prières, les chants, les lectures furent d'abord exclusivement empruntés aux Livres Saints. Avec le temps on en vint à joindre aux psaumes de la Bible des cantiques inspirés aux chrétiens par leurs sentiments de piété. Le Gloria in excelsis que nous chantons encore à la messe, semble remonter à une époque extrêmement reculée ; il serait peut-être du m® siècle. Le voici dans sa forme la plus ancienne, tel que les fidèles de l'Église grecque le chantaient :

» Gloire à Dieu dans les hauteurs, et sur la terre paix, bienveillance pour les hommes.

Nous te louons, nous te chantons, nous te bénissons, nous te glorifions, nous t'adorons par ton grand-prêtre, toi, qui es le Dieu subsistant, l'unique inengendré, le seul inaccessible, et cela à cause de ta souveraine gloire.

0 Seigneur, roi céleste. Dieu le Père, tout-puissant,

Seigneur Dieu, Père du Christ, l'agneau sans tache, qui porte le péché du monde, reçois notre prière, toi qui sièges sur les Chérubins, car seul tu es saint, seul tu es le Seigneur de Jésus-Christ, le Dieu de toute la nature créée et notre roi, par qui soient à toi gloire, honneur et louange. Amen. »

L'hymne suivante, qui est restée la prière du soir dans l'Église grecque, semble remonter à une date encore plus reculée que le Gloria in excelsis. On l'appelle encore aujourd'hui le Phôs hilaron.

« Joyeuse lumière de la gloire immortelle du Père céleste, du Père saint et bienheureux, ô Jésus-Christ ; arrivés à l'heure du coucher du soleil, et voyant paraître l'astre du soir, nous chantons le Père et le Fils et le Saint-Esprit de Dieu. Tu es digne en tout temps d'être chanté par des voix saintes, ô fils de Dieu, toi qui donnes la vicj et c^est pourquoi le monde te glorifie* )j

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