‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 60 sur 150 · I-ï DOGME · texte numérisé non relu

I-ï DOGME

devenir fils 4e Dieu, commç lui-mênae l'egt devenu. Car il est écrit : « Tai engendré des fUs et je les ai élevés. » ^ Et quand on leur objecte ce qui suit dans le tpxte cité : « Mais ces fils ni* ont méprisé », ce qui ne saurait convenir au Sauveur, dont la nature est immuabl^, ils finissent par dépouiller tout sentiment de piété et vous j^épofidei^t: « Dieu dans sa prescience avait prévu que le Fils ne le mépriserait pas, et c'est pourquoi il Ta choisi entre tous. Non certes qu'il eût par nature quelque prérogative sur les autres fils de Dieu ; nul, disent-ils, n'est fils de Dieu par nature. Non certes qu'il eût quel(jue propriété particulière qui le rapprochât spécialement de Dieu. Mais Dieu l'a choisi parce que, nature libi:e, sp^imise au changement, le Fils eut le souci de la perfection morale et ne se laissa en aucune manière détourner vers le mal. En réalité donc si Pierre ou Paul avaient fait les mêmes efforts, leur filiation divine ne différerait en rien' de la sienne. » Et pour confirmer cette doctrine insensée, ils allèguent ce qui est dit du Christ dans les Psaumes : « Tu as aimé la justice et détesté Viniquité, c'est pourquoi ton Dieu Va marqué d'une huile d'allégresse de préférence à tes compagnons. » ^

Or que le Fils de Dieu n'ait point été tiré du néant, qu'il n'y ait point eu de temps où il n'ait point existé, c'est ce que Jean l'évangéliste nous enseigne très clairement quand il écrit : « Le Fils unique ^ qui est dans le sein du Père,., » ^ Ce maître divin, désirant montrer que lé Père et le Fils soni çieux réalités inséparables l'une de l'autre, a désigné le Fils comme étant dans le sein du Père. Et d'autre part, pour bien montrer que le Verbe de Dieu n'est point compté parmi les êtres tirés du néant, le même Jean déclare que « tout a été fait par lui ». Aussi bien il avait montré le caractère propre de sa substance en disant : a Au commencement était

Page 1