ALEXANDRE D ALEXANDRIE
3è ce qui a été fait, » ^ Si donc tout a été cômirient celui qui a doîiné l'être a tout c
U Verbe j et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu ; tout a été fait par lui, et sans lui rien n'existe
fait par lui, qui a aoiine l'être a tout ce qui existe' aurait-il pu ne pas exister à un moment donné i* Lé Verbe créateur ne peut en aucune manière être de même nature que les objets créés ; lui, il existait au commencement, toutes choses ont été faites par lui, et il les à tirées du néant. Il y a donc une opposition absolue entre celui qui est et les choses tirées du néant. Ces mots : « il était au commencement » montrent qu'il n'y a aucune différence (de nature) entre le Père et le Fils ; oh ne peut, même par la pensée, en imaginer quelqu'une. Le fait au contraire que le monde a été tiré du néant implique que sa substance a une origine récente, nouvelle, reçue du Père peu? l'intermédiaire du Fils. Jean, l'écrivaih très pieux, ayant donc contemplé de très loip cette essence du Verbe divin, qui dépasse la pensée de tous les êtres créés, n'osa plus parler de sa génération, de sa création, craignant d'appliquer \eà mêmes syllabes à l'auteur de tous les êtres et à ces êtres eux-mêmes. JNon certes que le Verbe de Dieu soit iriengendré ; il n'y a qu'un seul inengendré, le Père ; mais parce que l'essence ineffable du Fils unique de Dieu est souverainement au-dessus de là compréhension la pliia Haute des évangéhstes et des anges eux-mêmes.
Après avoir fait éclater toute l'impiété de l'hypothèse qui fait sortir* le Verbe du néant, il faut donc affirmer que le Père est toujours Père ; il l'est parce que toujours il à êii un Fils^ lequel lui vaut justement ce nom de Père. Et puisque il a toujours eu un Fils, il est toujours pairfaîtémerit Père, ne manquant de rien dans le domaine du bien ; et non point dans. le temps, non point par line séparation, ni par line création il engendre son Fils