‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 67 sur 150 · Colossiens, ii · texte numérisé non relu

Colossiens, ii

146 lÀ CONTROVERSE ÀRIÊNNÊ

Fils ; Ce qui est dans le Fils unique est aussi dans l'ineiîgendré, ils sont distincts Tun de rdùtre et tous deux ne font qu'un ; non pas que deux soient un ; mais l'un est dans l'autre, parce qu'il n'y a pas autre chose dafis l'un et dans l'autre. Le Père est dans le Fils, parce que le Fils est de lui ; le Fils est dans le Père, parce qu'il n'est pas autre chose que Fils ; le Fils unique est dans l'inengendré, parce que le fils unique est de Pinengendré. Ainsi ils Sont réciproquement l'un dans l'autre, car de même que toute perfection est dans le Père inengendré, ainsi toute perfection est dans le Fils unique engendré. Telle est l'unité qu'il y a entre le Père et le Fils ; et c'est la vertu, la charité, l'espérance, la foi, la vérité, la voie, là vie, de ne point refuser à Dieu le Père aucun de ses attributs et de ne rien ref îiser au Fils de ce qu'il a acquis par îa vertu de sa mystérieuse génération ; de ne comparer rieri au Père inengendré, et pourtant de ne point séparer de lui ni par le temps, ni par la puissance le Fils seul engendré, de confesser Dieu le Fils piarce qu'il, vient de Dieu le Père.

C'est qu'en effet il y a en Dieu des puissances, que notre intelligence ne saurait comprendre, et que pourtant notre foi doit accepter absolument parce qu'elle en voit les effets. Et ce n'est point seulement dans les choses spirituelles que nous le remai'quons, c'est même dans lès choses corpîorelles. Aux noces de Cana en Galilée, l'eau fut changée en vin ; notre raison ou nos seùs peuveht-ils saisir la îiianière dont se fit cette transformation, qui fait digj)araître la platitude de l'eau pour lui donner la saveur du vih ? II n'y eut point mélange, mais création ; et créatiofi non point improvisée, mais qui part d'un terme pour aboutir à uh autre. Ce n'est point par l'infusion de quelque substance plds fofte qu'est corrigée la faiblesse de l'eau ; ce qui était disparaît, ce qui n'était pas commence d'être. L'époux est

Page 1