‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 68 sur 150 · SAINT HILAIRE DE POITIERS · texte numérisé non relu

SAINT HILAIRE DE POITIERS

Jriste, la famijle est ennuyée, toute la splendeur du festin puptial est compromise. On adresse une prière à Jésus ; il ne bouge pas, ne s'agite point, mais exécute tout le miracle comme en se reposant. On verse de Teau dans les urnes, et c'est du vin qu'on y puise avec les coupes ; ceux qui ont versé l'eau n'ont plus les mêmes sensation^ que ceux qui viennent puiser. Ceux qui ont versé s'imaginent qu'on va y puiser de J'eau ; ceux qui dans ces urnes puisent du vin pensent que c'est bien du vin que l'on y a versé ; l'intervalle qui s'écoule entre ces deu^ moments n'a rien à voir avec ce changement qui fait disparaître un liquide et en fait apparaître un autre. L'explication du fait dépasse la vue et l'intelligence ; et c'est la puissance de Dieu qui se sent dans tout l'événement...

Or il y a nombre de gens, prudents selon le siècle, mais dont la prudence est folie devant Dieu. Et quand on leur dit que Dieu est né de Dieu, vrai Dieu du vrai Dieu, parfait du parfait, un de l'être unique, ils nous déclarent tout net que cela est impossible, parce que cela contredit les petites formules dont ils font collection. « Rien ne peut naître d'un seul être, toute naissance suppose deux parents. — Si le fils est né du seul Père, il a donc reçu une partie de l'être de celui qui l'a engendré, et dès lors nul des deux n'est plus parfait. Il manque quelque chose à celui qui a donné une partie de luimême ; il n'y a point de plénitude en celui qui n'a reçu qu'une partie de l'être paternel. Aucun d'eui n^cst parfait : le Père a perdu de sa plénitude, le fils n'a point reçu tout l'être du Père. » Eh bien cette sagesse du mondé Dieu qui la prévoyait de longue date l'a condamnée à l'avance par son prophète qui dit : Je perdrai la sagesse des sages ^ je confondrai V intelligence d,^s prudents. ^ Et l'Apôtre ajoute : Oà donc est le sage, où le docteur, où

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