Isaïe, XXIX
le disputeur de ce siècle. Dieu rCa-t-il pas convaincu de folie la sagesse de ce monde ? Car puisque le monde avec sa sagesse n'a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication. Les Juifs demandent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse ; et nous, nous prêchons le Christ crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les Grecs, mais pour tous ceux qui sont appelés, juifs aussi bien que païens, le Christ puissance de Dieu, sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes^.
Oui, le Fils de Dieu, prenant souci du genre humain, s'est fait homme, d'abord pour qu'on le croie, pour être parmi nous et l'un de nous, témoin des choses divines, pour nous prêcher par l'infirmité de sa chair, à nous infirmes et charnels Dieu son Père, pour accomplir ainsi le dessein qu'avait sur lui le Père céleste : Je ne suis point venu, dit-il, faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé ; - non que sa volonté n'accepte pas d'accomplir ce qu'il fait, mais parce qu'il veut montrer son obéissance à la volonté paternelle, en voulant lui-même ce que veut le Père.
Saint Cyrille, créé évêque de Jérusalem en 350, après avoir été diacre, puis prêtre de cette Église, a été mêlé moins vivement que les deux auteurs précédents à la controverse arienne, et n'a point affirmé avec la même vigueur le Consubstantiel nicéen. Il n'a pas laissé cependant que d'être persécuté pour la cause de l'orthodoxie. Trois fois il fut chassé de Jérusalem et son troisième exil sous Valens ne dura pas moins de onze années (367-378) ; il mourut le 18 mars 386.
Il nous reste de Cyrille une série complète de discours ! catéchétiques qu'il a dû prononcer, étant encore simple