‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 7 sur 150 · SAINT CLÉMENT DE ROME · texte numérisé non relu

SAINT CLÉMENT DE ROME

gneur, dé délivrer ton Église de tout mal, et de la rendre parfaite dans ton amour, et rassemble-la des quatre vents, cette Église sanctifiée, dans ton royaume que tu lui as préparé. Car à toi est la puissance et la gloire dans les siècles 1 Vienne la grâce et passe ce monde ! Hosanna au Dieu de David ! Si quelqu'un est saint qu'il vienne ; si quelqu'un ne l'est pas, qu'il se repente. Maran atha. ^ Amen. »

Laissez les prophètes rendre grâce autant qu'ils voudront.

Règles pour la célébration de rEucliaristie.(Z)z'c?ac/ié,xiv.)

Réunissez- vous le jour dominical du Seigneur, rompez le pain et rendez grâce, après avoir au préalable confessé vos péchés, afin que votre sacrifice soit pur. Quiconque a un différend avec son compagnon, ne doit pas se joindre à vous, avant de s'être réconcilié, de peur quo votre sacrifice ne soit souillé. Car c'est le sacrifice dont le Seigneur a dit : « Qu^eii tout lieu, et en tout temps, on m'offre un sacrifice pur, car je sais un grand roi, dit le Seigneur, et mon nom est admirable parmi les nations. »*

IL S. CLEMENT DE ROME, lettre aux Corinthiens.

Saint Clément a été l'un des premiers successeurs de saint Pierre sur le siège de Rome, qu'il occupa vraisemblablement de 92 à 101. — Il fut amené par des circonstances que nous connaissons mal à intervenir dans les affaires de l'Église de Corinthe. Un schisme s'était produit dans cette communauté chrétienne, et plusieurs prêtres avaient été déposés par les fidèles. L'évêque de Rome instruit de cette situation anor-

1. Expression araméenne, introduite telle quelle dans la liturgie eucharistique et qui signifie c Notre- Seigneur vient » pour ie jugement. Saint Paul emploie cette même formule sans la traduire, I Corinth., XVI, 22. — 2. Malachie, i, 11.

maie, soit par la renommée, soit par la plainte même de ceux qui avaient été déposés, jugea qu'il était de son devoir de rappeler à l'ordre les chrétiens rebelles de Corinthe. La lettre qu'il leur écrivit, et à laquelle nous empruntons les passages ci-dessous, se proposait de ramener dans l'Église de Corinthe la paix avec la soumission aux pasteurs légitimes. Cette lettre a été fort répandue et fort goûtée dans l'ancienne Église, et on la trouve transcrite à la suite des lettres des apôtres dans plusieurs manuscrits très anciens de la Sainte Écriture.

Nécessité de la discipline dans T Église. (/ Clem.j XXXVI, 1 ; xxxvii.)

Telle est, bien -aimés, la voie où nous trouvons notre salut, Jésus-Christ, le grand-prêtre de nos offrandes, le protecteur et l'aide de notre faiblesse... Faisons donc campagne, mes frères, avec toute l'application possible sous son commandement irréprochable. Considérons les soldats qui servent sous nos chefs : quelle discipline, ., quelle docilité,quellè soumission pour exécuter les ordres, Mj Tous ne sont pas préfets, ni tribuns, ni centurions, ni cinquanteniers, et ainsi de suite ; mais chacun en son rang exécute les ordres de l'empereur ou des chefs. Les grands ne peuvent être s^ns les petits, ni les petits sans les grands ; il y a en toute espèce de chose un certain mélange, en quoi réside son utilité.

Considérons notre corps : la tête sans les pieds n'est rien, de même les pieds rien sans la tête. Les moindres membres de notre corps sont nécessaires et utiles au corps tout entier, ou plutôt tous conspirent et servent, par une subordination unanime, au salut du corps entier. Qu'il soit donc conservé en son intégrité, le corps que nous formons en Jésus-Christ ; et que chacun se subordonne à son voisin suivant la grâce dont il a été investi. Que le fort prenne soin^tiu faible ; que le faible respecte le fort ; que le riche fournisse aide au pauvre, que le

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