‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 8 sur 150 · SAINT CLÉMENT DE ROME · texte numérisé non relu

SAINT CLÉMENT DE ROME

pauvre remercie Dieu de lui avoir donné quelqu'un pour suppléer à son indigence. Que le sage manifeste sa sagesse, non par des paroles, mais par de bonnes actions ; que l'homme humble ne témoigne pas en sa propre faveur, mais qu'il laisse à d'autres de lui rendre témoignage. Que celui qui est chaste dans sa chair, ne s'en vante pas, sachant que c'est un autre qui lui accorde la continence. 'Rappelons-nous donc, frères, de quelle matière nous avons été formés, quels nous étions et qui nous étions en entrant dans ce monde, de quelle tombe, de quelles ténèbres notre auteur et créateur nous a fait passer dans le monde qui est sien, et où il nous avait préparé ses bienfaits dès avant notre naissance. Tenant tout de lui, nous avons le devoir de lui rendre grâce do tout. A lui la gloire dans les siècles des siècles. Amen.

Origine divine de la hiérarchie, (xl-xlvi pass.)

Nous devons faire avec ordre tout ce que le Maître nous a prescrit d'accomplir en des temps déterminés. Or il nous a prescrit de nous acquitter des offrandes et du service divin non pas au hasard et sans ordre, mais en des temps et à des heures déterminés. Il a fixé luimême par sa volonté souveraine à quels endroits et par quels ministres ils doivent s'accomplir, afm que toute chose se fasse saintement, selon son bon plaisir, et soit agréable à sa volonté. Donc ceux qui présentent leurs offrandes aux temps marqués sont bien accueillis et bienheureux ; car, à suivre les ordonnances du Maître, ils ne font pas fausse route. Au grand-prêtre (dans l'ancienne loi) des fonctions particulières ont été conférées ; aux prêtres, on a marqué des places spéciales ; aux lévites incombent des services propres ; le laïque est lié par les préceptes particuliers aux laïques.

Frères, que chacun de nous, à son rang, plaise à Dieu J)ar une bonnn conijcionce, sans tt'ansgregsçr les règles

imposées à son office, (agissant) avec gravité... Or les apôtres nous ont été envoyés par Je Seigneur Jésus- Christ, et Jésus-Christ a été envoyé par Dieu. Le Christ vient donc de Dieu, et les apôtres viennent du Christ ; ces deux choses découlent, et dans Tordre, de la volonté de Dieu. Ayant donc reçu les instructions de Notre-? Seigneur Jésus-Christ, pleinement convaincus par sa résurrection, et affermis par la parole de Dieu, les apôtres allèrent avec l'assurance de l'Esprit Saint annoncer l'évangile, la bonne nouvelle du royaume de Dieu qui allait venir. Prêchant à travers les villes et les cam* pagnes, ils éprouvèrent dans le Saint-Esprit leurs pre-? miers convertis, et les instituèrent comme évêques et comme diacres des futurs croyants. Et ce n'était point là une nouveauté ; il y avait longtemps que l'Écriture parlait des évêques et des diacres, puisqu'elle dit quelque part : « Rétablirai leurs éi^êques dans la justice et leurs diacres dans la foi ». ^

Nos apôtre.^ ont su par Notre-Seigneur Jésus-Christ qu'ÎJ y aurait auerelle au sujet de la dignité de l'épiscopat. C'est pourauoi donc, dans leur prescience parfaite de l'avenir, ils instituèrent ceux que nous avons dits, et ensuite posèrent cette règle qu'après leur mort, d'autres hommes éprouvés succéderaient à leur ministère. Ceux qui ont été ainsi mis en charge par les apôtres, et plus tard par d'autres hommes éminents, avec l'approbation de l'Église, qui ont servi d'une façon irréprochable le troupeau du Christ avec humilité, tranquillité et distinction, à qui tous ont rendu bon témoignage depuis longtemps, nous ne croyons pas juste de les rejeter du ministère. Et ce ne serait pas une faute légère pour nous de déposer de l'épiscopat des hommes qui ont présenté les oblations d'une façon pieuse et irréprochable. Heureux les prêtres qui ont terminé leur carrière^ et dont la

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