Ecclésiastique, xxxiv, 11. — 2. Jacques, i
et par Veau, mais tu nous en a tirés pour nous conduire en un lieu de repos, » ^ Voyez-vous comme ils exultent, pour avoir traversé la tentation sans y rester engloutis. « Tu nous a conduits en un lieu de repos », qu'est-ce à dire, sinon : « tu nous a délivrés de la tentation ».
« 'mais délivrez-nous du malin. » Si les paroles : « Ne nous induisez pas en tentation » signifiaient que l'on demande la délivrance de toute tentation, le Seigneur n'aurait pas ajouté : « mais délivrez-nous du malin ». Le malin, c'est notre ennemi le démon, et nous demandons d'en être délivrés. Puis quand l'oraison (domimcale) est terminée, on dit : « Amen » scellant par ce mot qui signifie : « Ainsi soit-il » les demandes faites dans cette prière que Dieu nous a enseignée.
Après quoi le prêtre dit : « Les choses saintes aux saints. » Les dons, présents sur l'autel, sont saints, puisqu'ils ont reçu le contact du Saint-Esprit ; vous aussi vous êtes saints, pour avoir reçu le Saint-Esprit ; les choses saintes conviennent donc aux saints. Et vous répondez : « Il n'y a qu'un seul saint, un seul Seigneur c'est Jésus-Christ. » Et vraiment, il n'y a qu'un seul saint, saint par nature, s'entend ; pour nous, nous sommes saints, mais non point par nature, mais bien par participation, par l'exercice, par la prière.
Ensuite vous entendez la voix du chantre, qui dans une mélodie toute divine vous invite à la communion des saints mystères: « Goûtez, chante-t-il, et voyez com^ bien le Seigneur est bon.^^^ Goûtez et discernez, mais non certes avec le palais de votre corps ; non, mais avec la foi qui ne craint point l'erreur ; car ceux qui viennent goûter à cet aliment, ce n'est point le pain m le vin qu ils doivent déguster, mais bien la présentation du corps et
du sang du Christ.
Alors on s'approche do l'autel, et sans étendre les