‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 84 sur 150 · Matthieu, v · texte numérisé non relu

Matthieu, v

donné des vêtements à celui qui était nu ; mais tu t'es revêtu toi-même de justice. Tu as reçu un pèlerin sous ton toit, tu as accueilli un pauvre ; mais lui te procure l'amitié des saints et les tabernacles éternels. Ce n'est point une mince faveur. Tu as jeté en terre une semence matérielle, tu recueilles une moisson spirituelle. — Tu admires le jugement final du Seigneur sur Job ? Admire aussi la vertu de celui qui pouvait dire : « J'hélais Vœil de Vaifeugle et le pied du boiteux. Tétais le père de V infirme, les toisons de mes agneaux réchauffaient ses épaules. U étranger en quête d'un gîte ne demeurait point sur le seuil, ma porte s'*ouvrait à tout venant. » ^ Oui, heureux celui de la maison duquel le pauvre n'est point sorti les mains vides ; nul n'est plus heureux que celui qui comprend les nécessités du pauvre, les chagrins de l'infirme et du malheureux. Au jour du jugement, il obtiendra son salut du Seigneur, puisque celui-ci est devenu son débiteur.

La libéralité. {De officiis ii, 15 ; 28 ; 16.)

Il y a bien des genres de libéralité. L'on peut distribuer quelque nourriture à ceux dont les besoins sont de tous les jours, afin qu'ils puissent soutenir leur vie ; on peut aussi s'intéresser et venir en aide à ceux qui n'osent pas dévoiler leur misère aux yeux du public, autant que le permettent des ressources qui appartiennent à tous les malheureux. Je m'adresse en ce moment à celui qui est chargé d'une fonction telle que celle de prêtre ou d'aumônier. Il doit en rendre compte à son évêque, et ne pas repousser celui dont il vient à connaître l'indigence ou les revers de fortune, surtout si ces malheurs ne résultent pas de dissipations de jeu-

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