‹ Le dogme catholique dans les pères de l'égliseChapitre 88 sur 150 · Psaume xxii, 5. — 2. I Corinthiens, ii, 9 — 3. Psaum · texte numérisé non relu

Psaume xxii, 5. — 2. I Corinthiens, ii, 9 — 3. Psaum

LXXYII, 25.

Prouvons que ce n'est point là quelque chose que la nature a fait, mais bien une réalité que la bénédiction a consacrée ; et aussi que le pouvoir de la bénédiction est supérieur à celui de la nature, puisque par la bénédiction la nature elle-même est transformée.

Suivent des exemples de miracles de transformation accomplis dans V Ancien Testament par la prière des hommes inspirât.

Nous constatons donc que la grâce a plus de pouvoir que la nature, et jusqu'ici pourtant nous n'avons parlé que de la grâce qui accompagne la bénédiction des prophètes. Si cette dernière a eu une telle efficacité qu'elle ait pu changer la nature, que dire de la consécration divine, alors que ce sont les paroles mêmes du Sauveur qui opèrent ? Car ce sacrement que tu reçois devient ce qu'il est par la parole du Christ. Si la parole d'Élie a eu assez de force pour faire descendre le feu du ciel, la parole du Christ sera-t-elle donc impuissante à modifier la nature des éléments ? Des œuvres de l'univers tu as lu dans l'Écriture : « Il dit^ et elles furent faites, il commanda et elles furent créées, » ^ La parole du Christ, qui a pu faire de rien ce qui n'existait pas, ne peut-elle transformer les choses qui sont en ce qu'elles n'étaient point ? Changer la nature d'une chose n'est pas plus que la créer...

Or le Seigneur Jésus lui-même le proclame : « Ceci est mon corps. » Avant la bénédiction des paroles saintes, c'est d'une autre substance qu'il est parlé ; après la consécration, c'est de son propre corps qu'il s'agit. Le Christ parle lui-même de son propre sang. Avant la consécration il est autrement appelé ; après la consécration il est nommé sang. Et toi tu dis Amen, c'est-à-dire cela est vrai. Que l'intime de ton âme soit d'accord avec

li Psaume cxiviit, §.

Page 1