Jean» iv
qu'il pense de là grâce, puisqu'il prétend que sarié elle nous pouvons, moins facilement, il est vrai, mais cependant accomplir les préceptes du Seigneur.
Canons du Concile de Carthage en 418.
Ces canons ont été rédigés sous V inspiration de saint A iigustin ; ils expriment au mieux Vensemble de la doctrine de Véi^èque d^Hippone dans la question du péché originel ci de la grâce. Ils furent finalement ap promues par le pape ZozimCy et imposés par lui à V assentiment des catholiques.
1) Quiconque dit qu'Adam a été créé mortel, en sorte que, pécheur ou non, il serait mort; qu'ainsi sa mort n'a pas été le salaire du péché, mais une nécessité de la nature : qu'il soit anathème.
2) Quiconque dit qu'il n'est pas nécessaire de baptiser les nouveau-nés, ou que, si on doit les baptiser, c'est pour la rémission des péchés, bion qu'il n'y ait pas en eux le péché originel transmis d'Adam à ses descendants, lequel péché originel serait lavé par le bain de la régénération ; en sorte que, pour les enfants, la formule du baptême : « pour la rémission des péchés » n'aurait qu'un sens impropre : que celui-là soit anathème. Car les paroles de l'Apôtre : « Par un seul homme le péché est entré dans le monde j et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé dans tous les hommes^ car tous ont péché (en Adam)))^ ^ ces paroles ne peuvent s'entendre autrement que de la manière selon laquelle les a toujours entendues l'Église catholique partout répandue. C'est bien à cause de cette règle de foi que les petits enfants eux-mêmes, lesquels n'ont pu commettre aucune faute personnelle, sont réellement baptisés pour la rémission