Voir P7'aeL theol., î>-2 et suiv., p. 583 ss
2. Voir Pracl. theoL, 10, p. :û:i et Christ, vel. inst., p. 667.
3. Voir Prael. theoL, 23, p. 587-588 et De Christo servatore, i, 2-3, -6, t. II, p. 4-24-134.
m: IIATIONALISMK SOCINIKN. V.^1
cicM. (loiniiK^ il |)(>ssè(Ir la vcrhi «r.inrancliii' cllicaccm(Mit los Ames du prclié, et cela (Inns tonle l.i (lmr(» (les sirclcs, su supérioril/' rclair sur les pauvres observiinc(*s de rancif'nnc Loi.
Sic (Miiiii stiituit Dcus ut, postijuani (hiistus ij)8e ohedieus luit us(|ue ad niortcm crucis, onincs qui illius sunt in caelis cuin ipso tandeui acternuui vivant, et ita ab omnium pcccatoruni rcatu et pnena lihorentur... Multo magis [(piani Legis sacriliciaj ('liristi sanguis vini liahehit ciun lab(Mu abstorgendi <|uaniob peccatanostra contraximus, c'um non modo Deiis in hune finem praecij)ue Christum mori voluerit, sed ex ipsa morte (hristi banc vim proHcisei ipsi sentiamus. Nam cum videmus Cbristuni per sui sanguinis ct't'usion(»m aeternam vitam aeternumque sacerdotium adeptuni fuisse, quid est cur timeamus nostra peccata nobis unquam imputatum iri?Num fieri potest, si eius simus, ut peccata nostra plenissime non expientur et nos quoque aeternam vitam non adipiscamur - ?
Tel est, dans ses grandes lignes, le système du salut développé par Socin. Malgré ses nombreuses subtilités et complications, il se présente avec un ensemble de force et de simplicité qui devaient lui assurer un longempiresur les intelligences. Aujourd'hui encore il inspire plus qu on ne le croit — et surtout qu'on ne le dit — les modernes adversaires de la satisfaction . Mais son succès immédiat fut encore plus complet : à travers le xvii^ et le xviii^ siècles, les théologiens de gauche ne font que répéter ses formules et s'abriter derrière ses arguments. Bref, on peut dire que le système socinien est la formetype de la pensée rationaliste en matière de Rédemption.