‹ Le dogme de la RédemptionChapitre 119 sur 183 · De Christoservatore, i, 1 ; t. H, p · texte numérisé non relu

De Christoservatore, i, 1 ; t. H, p

On oppose sans doute que notre dette est payée par un représentant; mais qui ne voit, insiste Socin, que pour Dieu le résultat est le même ? « Dehiti translatione ista nullo pacto remissum debitum, aed commutât inn dehitorem fuisse^ »

Comme il fausse la notion de Dieu, le système protestant de l'expiation pénale rend inintelligible rincarnation. La théorie exige que le Christ soit envoyé pour fléchir la colère divine, alors que le fait même de sa mission est déjà sa plus grande preuve de pardon et d'amour. Un roi qui envoie une ambassade à des sujets rebelles leur a déjà pardonné leur révolte. En développant ce thème, Socin rencontre presque l'éloquence.

En quam libérale quamque augustum foedus lesus Christus Dei nomine nobiscum pepigit. Num cuiquam in mentem venire potest Deum adhuc nobis fuisse iratum, cum ei mandavit ut illud pangeret? Num potest quisquam sine maxima Dei iniuria vel cogitare quidem iîlum, dum se ita clementem profîtetur, dum se ita munificum esse praedicat, adeo nobis infensum fuisse ut aliquo qui nobis eum conciliaret et eius vindictam, quae iamiam nostris cervicibus immineret, a nobis opéra sua ac meritis et gratia apud ipsum repelleret opus fuerit? adeo sui iuris tenacem fuisse idque persequi voluisse ut nonnisi plenissima scelerum nostrorum satisfactione accepta nobis supplicium lege sua statutum condonare voluerit^?

Quant à la réalisation de cette prétendue procédure de justice, elle se heurte à de multiples inconvénients. Socin a signalé les principaux, et d'abord

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