‹ Le dogme de la RédemptionChapitre 121 sur 183 · Ibid., 10, 1). iill · texte numérisé non relu

Ibid., 10, 1). iill

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nec corporalis poena, nec factum unius alterius fieri possit ^

D'autant que, même si on la supposait possible, le Christ est loin d'avoir subi le montant adéquat de nos peines. Il lui aurait fallu pour cela subir la mort éternelle, plus encore la subir autant de fois qu'il y avait de pécheurs à racheter; et Socin se plaît à montrer l'absurdité de ces hypothèses. Que si l'on fait appel, pour majorer la valeur de ses souffrances, à la dignité de sa personne, outre que le principe est contestable au regard de la justice stricte, on se heurte à une autre difficulté : pourquoi Dieu a-t-il infligé au Christ une telle somme de souffrances, s'il est vrai que la moindre suffisait?

. . . Si id verum esset [levissimam Christi poenam cuilibet nostrum gravissimae aequiparari posse], non opus futurum fuisse ut Christustot acerbos cruciatus et tam diram mortem sustineret. Deum iniustitiae aut immanitatis a vobis tacite insimulari, qui, cum levissima aliqua poena de Christo sumpta suae iustitiae plene satisfacere posset, ipsum tam atrociter excarniiicari voluerit^.

Enfin, si Ton envisage l'appropriation subjective de l'œuvre rédemptrice, comment concevoir une application tout extrinsèque de la justice du Christ au pécheur? Ce n'est là qu'une fiction juridique sans consistance.

Nihil magis ridiculum excogitari potest quam si quis dicat unius iustitiam alterius qui plane iniustus fuerit iustitiam censeri ^.

Comment admettre surtout un mode de justifica-

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