Ibid., 4, p
-2. IbicL, \, p. 200. C(. Prael. theoL, 18, \). 57-2.
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Toutes ces critiques n'ont pas la même valeur; pour un tliéologicn moderne, surtout s'il a devant l'esprit les thèses plus nuancées de la doctrine catholique, quelques-unes même peuvent paraître excessives et forcées. Mais il faut, pour les apprécier exactement, les remettre dans leur milieu, c'est-àdire en face des théories protestantes. Nous ne vo\ ons plus aujourd'hui ces systèmes qu à travers les édulcorations d'une certaine exégèse ; Socin les aperçut dans toute leur crudité et il en dénonça le vice avec non moins de vigueur que de clairvoyance. Cette polémique était justifiée: elle fut victorieuse. Jamais l'orthodoxie protestante ne s'est bien relevée des coups que lui porta ce rude adversaire : la meilleure preuve en est, comme on le verra bientôt, qu'elle n'a pu se survivre qu'au prix de sérieuses transformations, à travers lesquelles un esprit averti discerne l'abandon à peu près complet des positions primitives.
1. Ibid., IV, 8, p. 220. Voir également m, 11, où Socin résume en un faisceau serré toutes ses objections.