‹ Le dogme de la RédemptionChapitre 124 sur 183 · Defensio, i, i, p. 2-;i · texte numérisé non relu

Defensio, i, i, p. 2-;i

l)ut (le (HiUc subsliLulion iTost p.is de (J<îsarnier la colèiM^-de Dieu, mais de sauve;;arder la juslice jusqiKî dans Tacle du pardon : (î'esL, au nioiiis indicjuc, le ])()int de vu(î, spécial u (irolius, du eliàtiment exeml)laire. Le reste de l'ouvrage est le développement et la preuve dv. la thèse ainsi pos<'M\

Dans un premier chapitre, l'auteur <'n esquisse tout d'abord une sorte de démonstration sommaire, en exposant d'après Tlùîriture les causes, efficiente, matéricdle, formcdh^ e( linale, delà Rédemption. Partout s'aflirme la concei)tion pénale issue de la l{érorm(^ : (( Forma y dit-il, est poenaïuni pro peccatis nostris perifolutio ^, » En elVet, Tl^criture al'lirme que le (Ihrist a porté la peine de nos fautes et la raison se joint à elle pour établir que la mort ne saurait être que le châtiment du péché. D'où ces déclarations caractéristiques :

\os facli sumus iustitia Dei, hoc est : nos sumus iustifîcati, sive a poena liberati. Chrisfus vero^ ut id fieret, factus est peccatum [II Cor.^ v, 211, hoc est : poenam divinam tulit-... Cum ipsa mors stipendium, lioc est poena peccati dicatur, sane quin quoad Deum poenae rationem habuerit Christi passio et mors minime est dubitandum^.

Mais, là où il y a peine, la langue juridique n'exiget-elle pas qu'on parle de punition? Grotius adopte sans difficulté cette expression, qui, dès lors, devient courante sous sa plume : « Est ergo punitio in Deo actwe,, in Christo passive.,. Cum Chfistus sit punituSy finis est ut nos inipunitatem consequeremur^ . y)

Ces diverses considérations nous indiquent déjà le rôle qu'il convient d'attribuer à Dieu dans cette

d. îhid,, I, 13, p. 10.

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