‹ Le dogme de la RédemptionChapitre 129 sur 183 · FOSTER, /6îrf.. p. XVIII-XXVII · texte numérisé non relu

FOSTER, /6îrf.. p. XVIII-XXVII

propriée à cette fin. Daniel Whitby écrit dans un de ses sermons :

Si Dieu avait proclamé une amnistie générale, sans rien qui fût une réparation de la loi violée, il aurait pardonné les pécheurs sans manifester sa sainteté et sa justice, sans faire éclater sa haine du péché et sa résolution de ne point le laisser impuni, par suite sans un motif suffisant de nous en détourner à l'avenir. Tout cela semble peu d'accord avec ses attributs de justice et de sainteté, comme aussi avec son rôle de gouverneur et souverain législateur, qui semble exiger qu'il revendique son honneur, qu'il préserve du mépris les lois qu'il a posées ^

Samuel Clarke tient un semblable langage.

Du moment que l'honneur des lois divines a été diminué par le péché, il était vraisemblable et nécessaire — nonobstant le souverain pouvoir que Dieu a de pardonner, mais eu égard à sa sagesse dans le gouvernement du monde — il était, dis-je, raisonnable et nécessaire qu'un acte quelconque vint venger l'autorité de ses lois. C'est pourquoi il était nécessaire, au sens que nous avons dit, ou que le pécheur pérît, ou que quelque autre satisfaction fût faite à sa place... Nous n'osons pas dire que Dieu n'aurait pu sauvegarder sa justice en relâchant de son droit à sa guise, en vertu de sa suprême et incontestable souveraineté, et sans exiger une satisfaction d'aucune sorte. Mais la mort du Christ était nécessaire, atout le moins pour rendre le pardon des péchés compatible avec la sagesse de Dieu dans le bon gouvernement de ce monde et pour être un témoignage effectif de sa haine irréconciliable contre toute iniquité -.

Ces théologiens plus ou moins teintés d'arianisme, et précurseurs, en tout cas, de la secte unitaire, seraient une médiocre recommandation pour la théorie

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