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coinniciit lie scM'ail-il p.is sous Ir, coui) de iu colnri; divine, |)iiis(|u'il csL rohjct d'un chîUiiiienty
Tous ces r(^|)ro('li(is, (jui sont (dassi(|ues depuis haur ' , s'évanouiraient peut-être devant une ex^igèso plus bienveillant!^ de la |)ens(''edu rnaîtri;, et lesnotr'S apolo<j;"(''li(pi(îs du l)*^ Kostei* en dissipcînl un «^'•land nombre. Vax tout eas, ces j^riefs de pun^ l'orme n intéressent i\nr les disciples directs de (irotius. Pour qui n'est pas iniV'odc' au système, la seule chose (|ui importe, c'est d'examiner la vahîur des idées générales (ju'il a versées dans la circulation tliéolcj'^Mcpie.
A cet égard, il est certain (jue Grotius accuse un incontestable progrès sur Torthodoxie protestante de son époque. 11 n'est plus question de cette colère divine déchaînée contre les pécheurs, de cettejusticc, à la fois étroite et brutale, qui exigerait sans rémission possible le châtiment des coupables, qui s'exercerait à leur défaut sur la personne d'un substilut. sans d'ailleurs se relâcher à son endroit de la moindre de ses rigueurs. Quand il ne s'agirait que de prétentions, elles seraient déjà significatives et Ton ne saurait s'empêcher d'yvoir une réaction, d'autant plus volontaire que plus discrète, contre la théologie régnante. A supposer même que les thèses de celle-ci fussent des dogmes, on serait en droit de parler d'hérésie-.
De plus, c'est sur un principe nouveau et tout différent que Grotius établit sa philosophie de la Rédemption : au lieu de répondre aux sèches exigences de la loi pénale, la mort du Christ rentre dans un plan providentiel, où apparaît le souci d'un ordre supérieur dans l'univers moral. A ce point de vue, le sys-
i. Baur,o/). cit., p. 420-4-25. Cf. Stevens, op. cit., p. Uil-ioe. 172-17:;.
2. « The keen dogiiiaticians of the tinie scented lieresyiii Grotius, and 1101 \NitlJOUt reason. » Steyf.ns, op. cit., [). 163. cf. Foi.ey. op. cit., p. 240.
tème de Grotius, dont on a si souvent affirmé l'opposition fondamentale à saint Anselme pour avoir méconnu les idéesles plus essentielles et les plus authentiques de celui-ci ^ nous parait obéir plutôt aux préoccupations dominantes du Car Deus homo. Et ce n'est pas de quoi la théologie catholique songerait à lui faire un grief.
Mais, si le principe était excellent, l'application n'en fut pas heureuse. Au lieu de remonter jusqu'aux réalités morales qui définissent le rapport entre Dieu et l'homme, Grotius se contente d'une relation toute légale, fondée sur l'analogie imparfaite des gouvernements humains. Dieu est le souverain qui doit maintenir l'ordre dans son empire par de bonnes lois, suivies de sanctions appropriées, et, par voie de conséquence, l'homme sans doute n'a pas de meilleur idéal que d'éviter les pénalités prévues par le code. Lorsque cependant intervient le péché, rien ne peut ôter au prince clément le droit d'accorder une amnistie; mais il doit à son autorité, comme aux intérêts de son peuple, de montrer que sa loi était sérieuse et qu'on ne la viole pas impunément.
Toute la théologie de Grotius se déroule autour de ces principes : il est difficile d'en concevoir de plus superficiels et de moins religieux. Comme si le royaume de Dieu n'avait pas des moyens intérieurs et spirituels d'affirmer sa puissance; comme si les sanctions du gouvernement divin n'étaient pas continuelles dans ce monde et dans l'autre ; comme si le pardon divin n'était pas conditionné par la repentence et la réparation du pécheur! Autant de différences essentielles, qui interdisent d'attribuer à Dieu les pauvres moyens, non moins que les mesquines nécessités, des gouvernements terrestres^.