‹ Le dogme de la RédemptionChapitre 136 sur 183 · cl. stevens, |). iot>-Hi:î · texte numérisé non relu

cl. stevens, |). iot>-Hi:î

^1. Stevens. op. cit.. p. 1(>0 cl 2;>'<.

LK LK(;ALiSMK DK (JUHIUS. 4û7

cette loi : crlui (jiii jxm'Ikm'.l iiiuurra? Kn (|Uoi cette loi est-elle inainl«'iim' par une jjnnition (exemplaire, (|ui n'est pus une vraie punition, (jui n'«st .m Ixmt du ('(»n)pte (pi'un symbole'?

A ces iiicunvénicnls |)osilirs le syslrme gouvernemental ajoute un sérieux délieit, ou du moins une grosse lacune, en ce qu'il n'ex|)lic[ue pas si et comment Tœuvre n'demptricr a intluencé les relations fondamentales entre Dieu et Ir pécheur. I/arminien Kpiscopius, après avoir lu le traité manuscrit de Grotius, en faisait, paraît-il, la remarque à son auteur, qui ne sut pas en tenir compte-; la th^'ologie moderne peut reprendre la mcnie critique, fin effet, la mort du Clhrist est décrétée, en dernière analyse, « uniquement à cause de limpression salutaire que riionime doit en retirer » et son intluencé ne peut porter que sur les péchés futurs. C'est revenir par un autre biaisa la Rédemption subjective, et l'on comprend par là que certains auteurs aient pu dire que nous ne sommes plus tellement loin de Socin^.

Voilà pourquoi le système de Grotius, malgré ses apparences, demeure une médiocre production de l'esprit juridique, sans valeur positive pour l'expression des réalités chrétiennes. En dehors de certain utilitarisme aux horizons bornés, f[ui ne saurait entrer ici en ligne de compte, il n'a pu être accepté que par des théologiens qui n'ont pas réfléchi à l'insulTisance de son principe ou qui lont assez amendé pour se faire illusion sur ses conséquences.

Page 1