‹ Le dogme de la RédemptionChapitre 139 sur 183 · F. E. VVENGEft, op. cit., p. 28 et · texte numérisé non relu

F. E. VVENGEft, op. cit., p. 28 et

ces constructions philosophiques, et il paraît qu'ils furent légion en Allemagne. Mais comme « ces conjectures plus ou moins ingénieuses, se perdant facilement dans les sables mouvants de la spéculation, ne pouvaient se soutenir du moment qu'on les appelait sur le terrain de l'histoire ^ )^ il fallut appliquer aux écrits sacrés la théorie de l'accommodation, d'après laquelle les Apôtres avaient dissimulé sous le langage populaire de leur temps les principes d'one mystérieuse sagesse. Ainsi la ressemblance se complétait avec l'ésotérisme de la Gnose.

Fichte essaya de mettre en honneur une autre variété de symbolisme à base panthéiste.

Jésus-Christ n'est qu'un symbole de la grande vérité que Dieu est l'homme et que l'homme est Dieu. Du christianisme il ne reste que la terminologie... La mort de r Homme-Dieu n'est autre chose que la cessation d'une existence autre et un retour nécessaire de la vie divine renfermée dans le fini vers la sphère de l'infini.

Mais il paraît que « l'influence du système de Fichte... fut presque nulle ^ » : il n'y a pas lieu de le regretter.

Plus important et plus influent est le système de Hegel, qui eut l'honneur, comme celui de Kant, d'engendrer toute une école théologique. Schelling déjà voyait dans la carrière souffrante de Jésus le type de la destinée de Thomme, qui doit abdiquer dans le sacrifice son individualité propre pour retourner à l'absolu dont il est sorti ^. Hegel, s'emparant d'un cantique luthérien où il est dit : « Dieu est mort », y trouva la formule de son panthéisme.

i. Wenger, op. cit., p. 29. Pour l'histoire de cette théologie d'inspiration kantienne, voir AVen(;er,p. 2i-i-2, après Bair, ojo. ci7., p. ri65-614.

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