F. BoMPAs, op. cit.^ p. 34-o:i
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jellir la •< conscience sensible » a la» e()ns( lence (1(î Dieu » ; mais seul le cliiisLianisiiic y rc'ussit. I^ncirct, « les chrétiens se sentent alTrancliis du dualisme int(''rieur... et ils attribuent c(^lte délivrance à l'inllucnce delà ])ersoini(^ lnst()ri(|U(; de .b'sus... Scldeifîrmaclier, riMUontant de ce l'ait |)sycliol(>;^i(|U(; à sa cause, conclut (|ue Jé'sus est Tauteur de la Rédemption, parce qu'il réalise en lui nièincî lout(i la plénitude de la conscience divine et peut la communiquer aux autres '. »
l)oubl(*. est cett(^ iniluence. \\\\o est d'abord y)rojirement rêr/emj)f/'/((\ en ce ipie Jésus arrache Tâmf) croyante aux étr(Mnles de lanalure, pour la transformer à son image et rinlroduir(^ dans la communion de sa conscience divine. Il y a ceci de particulier dans le système que cette action salutaire ne s'exerce que par Tintcrmédiairc^ du milieu historique où se continue la personne du Christ, c'est-à-dire rEg-lise. Mais riniluence du Rédempteur est encore réconciliatn'cc, parce qu'il nous fait participer à sa félicité parfaite.
Au sein de la communion vivante avec Christ s'efface et s'éteint le sentiment du péché et du châtiment comme celui de la souffrance... Le croyant, quoiqu'il vive encore dans un monde de souffrance et de péché, ne se sent ni malheureux ni pécheur, parce que les atteintes du péché et de la souffrance ne peuvent troubler sa communion avec la vie sainte et bienheureuse de Jésus-Christ ^.
Schleiermacher qualifie lui-même cette doctrine de mystique et il prend soin de l'opposer, tant au rationalisme qui diminue l'action du Sauveur en la réduisant à Texemple. qu'à l'orthodoxie qui la laisse tout entière à l'extérieur. Dans ce système, on com-