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repiMit.iMce à (jiii la n'^nissioii est jn-oniiso'.
JiiS(ju'ici cette (loc'triiuî du saltil im; di'passc ^iii^n' le i)()int (le viH' sociiiirii. l/aulnir y ajout»* crpeudaiit une note luodcruc, cpiaud il fait a|)|)el, pour explicjuer les souiïrances du Sauveur, a la loi de solidarité.
Personne ne peut s'arracher à la solidarité du groupe or^aniijue an(|uel il appai'tieiit, et \r <'orps entier souflVe «les fautes ou l)énélieir des vertus des nienil)res (jui le composent... La loi de solidarité explique très bien comment et pourquoi Jésus soulTr»' des conséqu^'necs de fautes qu'il n'a pas commises: mais ces conséquences sont des conséquences liistori(|ues et naturelles. Jésus soulTre })lus et mieux, mais il ne soulVrepas autrement ([ue Socrate, les martyrs, les sages, les bons, en un mot, engagés par la vie dans lesdi*ames que tissent ici-bas les crimes des méchants -.
On ne saurait mieux marquer qu il s'agit d'une loi naturelle du monde moral, commune à toute l'humanité.
Dès que le drame du Calvaire est ainsi ramené à sa nature véritable, il devient ce qu'il fut, un drame humain, historique, le plus grand, le plus tragique de Thistoire. . Pour grand et sublime que soit ce drame, il n'est plus isolé... Il se coordonne dans la série de tous les actes de dévouement et de tous les martyr[e|s que le même sentiment a inspirés et qui tendent au même but. Acte d'amour libre, la mort de Jésus suit la loi qui, dans le monde moral, impose le dévouement de l'amour comme condition de salut et de relèvements
1. Ibid.. p. ICKMOT. Pour cuiicrétiser sa pensée, r;iutcui' t\cMjuc l'image d'une mère qui se dévoue à toule> lc>- souffrances et avanies pour ramener un lils égaré.
!2. Ibid.. p. 20 et 87.