‹ Le dogme de la RédemptionChapitre 151 sur 183 · IbicL · texte numérisé non relu

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ayant scuil.i cr désordre: cl voulu rrtahlir l'ordre, a <lu j)as.scT pai' cctto crise; il a souIlL'rt d'une soullrance spirituelle non moins <|U(' corporcdie. Sa soufTrance a (d-é une soulTranecî de sympathie ij)ar substitution), mais eoniinunicativo et ellieace. I/luunanité r(;ndue j)ar ce spectacle au sérieux moral a soullert à son tour dans la personne* des croyants; elle a expié, parcfî qu'elle a souffert des consc(piences du péché, sachant pourquoi et consentante, il y a eu dans la souHrance du Christ une puissance, une vertu morale scnsihie au croyant, (jui l'a arraché à Tempire du mal... pour le soumettre de nouveau à Tempire du bien et de Dieu.

Tout cela peut d'ailleurs sadapter au vocabulaire nu;u (le l'orthodoxie, nioyenn.nit une légère transposition donl on nous donne aussitôt le secret.

C'est ainsi (jue tontes les notions impliquées dans la sotériologie traditionnelle ont leur emploi dans notre sotériologie éthique-mystique, mais transformées. La substitution devient la sympathie; la satisfaction, un châtiment reconnu et montré juste; la propitiation, c'est Dieu reparaissant favorable d'ennemi qu'il semblait auparavant; l'expiation enfin, c'est l'humanité enseignée à expier, à accepter les maux, suite du péché, avec componction*.

Mais cette conservation du langage traditionnel, si elle peut créer quelques équivoques, ne saurait longtemps faire illusion. Il s'agit bien d'une doctrine nouvelle, qui n'a plus rien de commun avec l'orthodoxie et qui ne retient, en dernière analyse, de la Rédemption que son aspect pratique et subjectif.

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