‹ Le dogme de la RédemptionChapitre 159 sur 183 · Ibid.. p. 82. Cf. p. :»8. 9i et · texte numérisé non relu

Ibid.. p. 82. Cf. p. :»8. 9i et

516 DÉFOiniATIONS PROTESTANTES DU MYSTERE.

commentaire des textes bibliques, on voit apparaître quelques réserves significatives sur le calvinisme officiel ^ Sa pensée personnelle se laisse deviner, lorsqu'il présente à plusieurs reprises la Rédemption comme une « céleste amnistie », plus encore lorqu'il précise que Dieu « a donné son Fils pour acheter, si Ton peut ainsi dire, le droit d'amnistier le pécheur croyant et repentant»^. En effet, ne fallait-il pas compter avec la loi? On invoque le repentir ; et il est assurément nécessaire, mais non pas suffisant.

Peut-on conclure de là que c'est assez de notre amendement pour être rétablis dans tous les droits que nous avons perdus par le péché ; que la justice de Dieu, que la majesté de sa loi. Tordre moral de l'univers n'exigent pas autre chose?... Dieu ne peut considérer et traiter l'être devenu coupable comme l'être innocent, parce qu'il est tenu parles nécessités de sa nature, de sa loi, de son gouvernement, à réparer le mal. Qui nous garantit que, lorsqu'il pardonne au pécheur repentant, il n'est pas essentiel qu'il intervienne quelque acte qui mette à couvert sa justice et légitime sa miséricorde aux yeux de ses créatures morales? La mort de Jésus-Christ... peut avoir eu cette destination-'^.

Cette forme dubitative, où semblerait se trahir quelque hésitation, fait place plus loin à des aflirmations formelles.

Autant que nous pouvons en juger, un pardon pur et simple accordé à la repentance eût paru un abandon de la loi et aurait compromis par cela seul l'obéissance universelle. La dispensation qui a fait du Fils de Dieu le Fils de l'homme et qui lie à sa mort le salut du monde est

i. Voir p. 97et22i.

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