Ch. Bois, ibid.. p
2. A. Grktillat, Ea-posr do thi'olotjje si/strmatir/ur. t. IV, p. aOO-
540 DEFOUMATIONS PKOTESTAINTES DU MYSTERE.
développements les plus étendus; mais il fait aussi sa place au mysticisme de l'école libérale. Car la souirrance expiatoire devait être une souiïranco sainte, pleinement acceptée et ratifiée par le médialeur. Ainsi fit Jésus, jusqu'au jour oi^i « il assumerait sur son âme la coulpe totale de l'humanité et finirait par faire sienne la faute do chacun des fils d'Adam » ; non pas qu'il ait pu se repentir à la place du pécheur, mais il a voulu « partager sa honte' ».
Vers la même époque, une théologie toute semblable était opposée par M. Mrnest Bertrand au libéralisme de Uitschl. Tout en protestant contre les exagérations de la doctrine « ultra-juridique », l'auteur présente volontiers la mort du Christ comme le « châtiment substitutif», la u punition objective » du péché-; il en trouve la raison d'être dans une (( pédagogie divine » qui s'inspire de Grotius, mais sans négliger les droits sacrés de la justice et la sanction de la loi divine-'. La solidarité sert toujours à comprendre cette substitution qui doit atteindre jusqu'à l'intime de Tàme. « Ce qu'elle [la justice] exige, c'est que Thumanité, dans la personne de son représentant, subisse librement la peine méritée par les pécheurs et s'incline humblement devant ce juste jugement de Dieu ''. »
Plus près de nous, la même notion de l'expiation, avec une insistance marquée sur son aspect intrinsèque, s'affirme dans les écrits de (rastonFrommel'\
i. A. GiiKTiLLAT, iOkl., p. 3-20-3-2-2 el 3-29-330.
-2. E. Bf.utuvnd, Une nouvelle conception (h' la lièdeniptio)(, Paris. ISDI. p. 3-26. Cl. p. 3m, 3:il, 439 et 48G-48T.