‹ Le dogme de la RédemptionChapitre 23 sur 183 · II)., Orat. XI.V, 28; /7>/V/.. c<>l · texte numérisé non relu

II)., Orat. XI.V, 28; /7>/V/.. c<>l

',. iRl-N., Arfv. hnrrcsps, T. 10. 1 : p. G., Vn,COl. MO.

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Il est dil'licile cependant de supposer que les données scripturaires sur la U«'demplion aient pu être ainsi mainhMuies el utilis<'es sans en recevoir aucun accroissement. Déjà le seul l'ait (prelles soient reproduites et commentées leur assure plus de force et de consistance : la glose, même si elle n'ajoute rien au texte, en fait du moins ressortir la si^^nification. Mais de plus, autour des principes posés par ll^^criture, il s'est produit peu à peu un travail de véritable développement, dont voici les principaux traits.

D'abord une doctrine s'est formée sur la personne du Rédempteur. Dans ce que IKcriture avait enseigné comme un fait, la réflexion théologique des Pères a découvert comme une sorte de loi : l'existence chez le Sauveur des deux natures, divine et humaine, associées dans Tétroite intimité d'une personne unique, leur a paru être la condition nécessaire de sa mission rédemptrice. Tel fut le résultat direct et définitif des grandes controverses christologiques ; il contribuait par une répercussion toute naturelle à mettre en plus vive lumière le mystère même de la Rédemption.

Sur l'œuvre rédemptrice elle-même et la mort du Christ qui la réalise, les Pères ont exploité sans dis-

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tinction les matériaux fournis par les divers écri(s bibliques; plus ou moins appuyés, les termes de rançon, de sacrifice et de victime, d" expiation et de réconciliation, sont familiers à tous.

Il est d'usage, chez les historiens rationalistes du dogme, de reconnaître dans la théologie latine une insistance déjà toute moderne sur la passion du Sauveur et le prix de son sang. « L'Incarnation étant toujours supposée, écrit M. Ilarnack, c'est la mort du Christ qui est devenue en Occident le puncluni sa liens. Déjà avant saint Augustin, elle est considérée un peu sous tous les aspects possibles : comme sacrifice, comme réconciliation, comme rançon, comme substitution pénale. Saint Ambroise lui découvre un rapport avec le péché conçu comme une dette ^ » Cet aveu nous dispense d'autres preuves.

Or ces expressions se retrouvent au moins aussi souvent chez les Pères (irecs; c'est même chez eux, à raison de la prodigieuse souplesse de leur langue, qu'elles prennent leur maximum de relief. La rançon se précise au sens d'un véritable échange dont le Sauveur fournit le prix : d'où aux termes scripturaires, déjà si expressifs, de Xd-z^ov et aviOvuTpov s'ajoutent couramment ceux de avxaXXayrj et àvxàAXayaa. Ainsi apparaît-il que le Christ a pris notre place par un mystère de substitution. Dès la fin du i'"" siècle, (élément de Rome écrivait : u II a livré son sang pour nous selon la volonté de Dieu, et sa chair pour notre chair, et son âme pour nos âmes^ » ; saint Irénée tient à peu près le même langage^ : cette idée s incarne bientôt dans le terme classique de àvTit];u/ov.

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